17 septembre 2006
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11:27
Accentuant, d'une certaine manière, le parti-pris du clip de Gondry pour les White Stripes (ici), celui de The View From the Afternoon des Arctic Monkeys, réalisé par Wiz, s'attache à la seule figure du batteur, allant même jusqu'à faire de lui l'incarnation du groupe en son entier. Les autres musiciens ne seront pas filmés, la progression de la chanson jusqu'à son terme reposant entre les seules mains ensanglantées d'un batteur au bord de l'épuisement.
A l'inverse du clip de Gondry, par contre, ce clip-ci opère plutôt par soustraction, vidant l'espace entourant le batteur là où Gondry l'emplissait de batteries et d'amplis démultipliés.
Et à l'espace clos et saturé que le même Gondry filmait pour The Vines (ici), succède dans ce clip un espace ouvert et dépeuplé où, une fois n'est pas coutume, le spectateur pourra se concenter sur celui qu'on ne voit généralement pas (le batteur) plutôt que sur un énième charismatique chanteur...
15 septembre 2006
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Un deuxième exemple des moyens utilisés par Michel Gondry pour dynamiser, par le jeu du montage, une captation live.
"Comme les White Stripes déconstruisent la musique pour la reconstruire à leur manière, j'ai décidé de reconstruire leur performance. (...) Je venais de les voir sur scène et j'avais envie de faire quelque chose où on les voit jouer. Il y avait dans ce morceau une structure très géométrique. On a donc acheté trente-deux batteries identiques, on les a disposées dans le paysage en fonction de ce qu'on entendait. Après, il s'agissait de décliner toutes les formes géométriques possibles par rapport au rythme et aux éléments de la batterie utilisés". (Michel Gondry dans Bref n°60, printemps 2004)
15 septembre 2006
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20:38
Quelques clips de Michel Gondry (dont on préférera oublier l'assez navrante Science des rêves) intègrent le principe d'un dédoublement sans fin :
- Come Into my World pour une Kylie Minogue - et tout ce qui l'entoure (gens, objets, etc.) - qui se dédouble à chaque nouveau couplet (voir le clip et son analyse ici)
- The Hardest Button to Button où c'est la batterie et les amplis des White Stripes qui se démultiplient au fur et à mesure de la progression rythmique de la chanson
- Ride, réalisé avec Olivier Gondry pour The Vines (voir ci-dessous), où ce ne sont pas, comme chez les White Stripes, les instruments qui se démultiplient, mais ceux qui en jouent. A l'instar de Come Into my World, Ride commence tranquillement, de manière anodine (une pseudo-captation live de plus ?) jusqu'à l'explosion sonique du refrain qui se double par l'irruption à l'écran de nombreux avatars guitaristes, batteurs, bassistes, etc. Comme dans le clip de Kylie Minogue, le cadre s'emplit, devient trop étroit, menace d'exploser tandis qu'enflent les distorsions électriques provoquées par le groupe. Effet de sidération garanti.