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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 21:51

Sensations futiles et fugitives du quidam pendant (et après) son passage au rayon disques *


1) Savourer la bouffée de satisfaction qui s’empare de tout son être quand on se trouve face au disque tant attendu.
Ben oui, dois-je vraiment vous rappeler que Bleu Pétrole, le nouveau Bashung vient de sortir ? C’est pas parce qu’il a atteint les sommets avec L’imprudence qu’il devait se taire, Alain. Après 2001, l’odyssée de l’espace, Kubrick a bien continué à faire des films, non ?

2) Hésiter une fraction de seconde entre le boîtier cristal hideux et l’édition limitée luxueuse.
Puissent les versions acoustiques présentes sur le dvd bonus être aussi belles que ce disque que je viens d’écouter. Et puis, quoi, la présence de Gérard Manset sur un disque de Bashung valait bien cela... En même temps, les éditions limitées, c'est pénible, on ne sait jamais où les ranger. Jamais la bonne taille...

3) Passer outre la déception de ne pas trouver le deuxième disque que l’on venait chercher.
Ben oui, dois-je vraiment vous rappeler que le nouveau Supergrass était annoncé pour aujourd’hui ? Tant pis, la découverte du nouveau forfait de mes hérauts de la chose pop, ce sera pour un peu plus tard dans la semaine…

4) Se laisser attendrir par ce disque découvert au casque et dont on aimait déjà bien le single passant en radio.
Ben oui, ça a l’air vraiment pas mal Alister… En tout cas, au rayon V.F. de la Fn*c, ils ont l'air d'y croire... Mais qu’est-ce qu’on va faire de moi ?

5) Découvrir, au gré de son vagabondage entre les rayons, le disque que l’on n’attendait vraiment pas du tout.
"Quoi ? Un nouveau disque des Raconteurs ?!". Bien sûr, ça ne vaudra pas les White Stripes ni le tout premier album de Brendan Benson, mais tout de même… Il me paraît même, au moment où je rédige ces lignes, bien meilleur que le premier, plus aventureux en tous cas… Et à la relecture, je confirme...

6) Constater, de retour chez soi, qu’il n’y a pas de hasard…
Ben oui, c’est tout ébaubi que l'on lit alors dans son livret que le disque d’Alister est coproduit par Baxter Dury, songwriter maudit responsable de deux albums aussi magnifiques que passés inaperçus… La classe !

7) Se rassurer en se disant qu’on a finalement de quoi torcher un billet dérisoire pour son blog.
Eh oui…



* Tout cela ce soir-même… Véridique…

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 19:44

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Ça commence à Manhattan. Non, plutôt par une présentation. Inhabituelle. Comme si les spectateurs aux tempes majoritairement grisonnantes ne savaient pas à qui ils vont avoir affaire. Peu probable. Cette brève introduction, c’est Yves Bigot qui s’en charge. Une présentation, c’est rare. C’est un peu désuet. C’est dire si l’événement est exceptionnel. Il y a trente ans, dit-il, il était déjà là pour le dernier Olympia d’Yves Simon. Moi non, j’avais cinq ans. J’étais excusé.
Ça commence à Manhattan donc. Juste après une longue standing-ovation rien que pour l’accueillir. Juste après qu’il ait, enhardi, d’emblée présenté ses musiciens. C’est inespéré, cette chanson fétiche (Manhattan) en entame. La setlist sera d’ailleurs d’un très bon niveau, oubliant Zelda et Le film de Polanski certes, mais variant harmonieusement les plaisirs : des nouvelles chansons bien sûr, mais surtout ces morceaux des années 70, ceux qui me faisaient écrire, il y a quelques mois, à quel point certains de ses albums m’étaient chers (ici). 2 heures 20, 23 chansons et de longs apartés plus tard, je serai rassuré de constater que cette durable émotion discographique n’a pas été trahie.
Mais revenons au concert. Juste après Manhattan, donc, arrive déjà ce beau moment où Yves Simon, dans un long monologue "springsteenien", évoque quatre influences parmi tant d’autres, agrémentant le récit de son apprentissage musical de quelques couplets empruntés à Brassens, à La chanson de Prévert, à Love Me Do, à Mister Tambourine Man. Brassens, Gainsbourg, les Beatles, Dylan, le chanteur reste, en 2008, fidèle à ces influences-là, solides balises d’un homme de goût ne se perdant pas – comme un certain Michel P. en 2007 – dans des arrangements grandiloquents et déjà démodés. La formule choisie est basique, entre rock amplifié et délicat folk acoustique.

À ce moment-là, donc, Yves Simon et ses quatre musiciens sont sur scène depuis près d’un quart d’heure et il n’a chanté qu’une seule de ses chansons. Le public s’impatiente. C’est dommage. Moi, j’aurais aimé que cette promenade musicale balisée de souvenirs intimes, tel un "Rockollection" du pauvre, dure plus longtemps encore. Yves Simon était disert hier. Il est vrai qu’il aime parler de lui, raconter des anecdotes, dire surtout d’où il vient, ce qui l’a accompagné, ce qui l’a construit (c’est la matière de deux de ses livres récents : La manufacture des rêves et Épreuve d’artiste). Entre les chansons, il narre des anecdotes, convoque Serge Gainsbourg, Yves Montand, Françoise Hardy, Alain Bashung. C’est parfois émouvant, irritant souvent. Mais on n’oublie pas qu’il était déjà dans ces chansons un adepte du name-dropping. Peu importe, après tout : quand il cite finement Proust ou se ravise, d’une boutade, sentant qu’il va un peu trop loin
sur le fil du narcissisme, on est prêt à lui pardonner.
Bien sûr, soyons honnêtes, il y aura aussi eu hier soir un tube peu recommandable – et presque annoncé comme tel (Amazoniaque, seule incursion dans le répertoire des années 80) – une récente "souchonnerie" (Les filles ont des sentiments), quelques hésitations et deux ou trois nouveaux morceaux plus faibles. Du coup, on aurait bien aimé discuter du concert – de ses hauts et ses bas – avec le chanteur Florent Marchet** et le romancier Arnaud Cathrine, présents dans la salle quelques rangs plus loin. Les voir là – sans doute aussi pour applaudir en première partie Valérie Leulliot – consolidait les passerelles déjà mentalement dressées entre les disques de Marchet et ceux de Simon. Le flirt poussé avec la littérature, le goût du talk-over, cela qu’ils partagent à trente ans d’intervalle, Yves Simon ne le laissera pas de côté, interprétant avec aplomb les textes poignants de Regarde-moi et Raconte-toi, morceaux-phares déjà présents sur le live japonais enregistré en 1977. Quoi d’autre ? L’essentiel : Les bords de la Moselle, Le joueur d’accordéon, Les héros de Barbès, Diabolo menthe, Les fontaines du casino, et bien sûr J’ai rêvé New York pour boucler géographiquement ce tour de chant entamé dans les brumes de Manhattan d’une voix alors pas tout à fait en place.
Puis vint ce rappel où Yves Simon enchaîna, seul à la guitare, trois chansons de cet album paru, je n’y peux rien, l’année de ma naissance : Les Gauloises bleues, Rue de la Huchette et Au pays des merveilles de Juliet. Sur cet ultime morceau, malgré les chœurs et les handclaps de 2 000 autres privilégiés, nous n’étions plus que deux alors. Lui et moi…

 

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 12:54
On devrait toujours faire attention à ce que l'on écrit. Ne pas trop se répandre sur son amour pour les bandes magnétiques, pour l'assemblage patient de la compil idéale chère à notre lointaine adolescence (voir ici). Parce qu'un beau soir d'un an de plus, on se retrouve avec une mixtape vintage et personnalisée concoctée  par Mister K et Mr J, commentateurs (ir)réguliers de ce blog. Et, franchement, ça a une autre gueule que des mp3 sur une clé USB...

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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 20:10

On ne l’a pas vu mourir. C’était le 2 mars.
Ces derniers temps, je ne visitais plus ses disques, mais à l’orée des années 90, comme j’avais pu les écouter !
See the Light, Hell to Pay, Feel This. Ceux qui suivirent étaient un peu moins bons. Ou alors peut-être, tout simplement, que, moi, j’étais passé à autre chose… Comme lui, d’ailleurs, qui, ces dernières années, avait plutôt enregistré des disques de « jazz New Orleans ».

Jeff Healey, donc, est mort il y a deux jours, à l’âge de 41 ans.
Jeff qui ? Jeff Healey… Mais si, tu sais, c’est ce guitariste aveugle qui jouait si bizarrement, la guitare posée sur ses genoux. Bien avant Ben Harper. Tu ne t’en rappelles pas, mais tu l’as peut-être vu dans une série B d’action avec Patrick Swayze. C’est là, dans Roadhouse, que, pour ma part, je l’ai découvert pour la première fois, en 1989, avec sa coupe de douille.
Non ? Ça ne te dit rien ? Vraiment ?

Il était Canadien. Il arpentait les territoires du blues-rock cartographiés patiemment par Stevie Ray Vaughan et ZZ Top, à une époque où la guitare électrique n’était plus tant à la mode. Des barbus texans, il avait d’ailleurs repris Blue Jean Blues sur le premier album de son power trio. Il avait une belle voix grave un peu éraflée et excellait dans les reprises : Roadhouse Blues des Doors, While my Guitar Gently Weeps de George Harrison, et puis tout cet album, Cover to Cover – arrivant après un long silence en 1995 – où Jeff et les indispensables Tom Stephen et Joe Rockman revisitaient les Beatles, Cream, Hendrix, Creedence Clearwater Revival et tant d’autres. Beau chant du cygne pour un groupe sans doute lassé, conscient de son anachronisme et passant alors discrètement la main tandis que le grunge explosait, toutes saturations dehors, de sa rage électrique…

PICT0016-copie-1.JPGC’est peu de dire, pourtant, que les riffs de Jeff Healey m’ont accompagné quelques années durant. Il y avait cette cassette de See the Light copiée par un pote de lycée, ce vinyle de Hell to Pay acheté au Virgin Megastore, ce bootleg intitulé Sound Barrier, ce cd de Feel This. Tant d’ingrédients à partir desquels les solos du blondinet au visage de poupin mirent bien souvent le feu à mes enceintes.
Je l’ai vu deux fois en concert. Au Zénith puis à l’Elysée Montmartre. Je n’en garde pas de souvenir particulier. Si ce n’est ce tee-shirt ridicule acheté au Zénith il y a quinze ans et que, je le confesse, je porte encore parfois pour dormir.
Ce trio loyal, honnête et droit ne faisait pas de vagues. C’était bien.
J’aurais pu m’enticher d’un autre groupe. J’en écoutais tant d’autres. Tout cela tient à peu de choses. Pourtant, ce fut celui-ci. À l’heure où Jeff Healey s’en va dans un dernier larsen, cela valait bien quelques lignes…

 

 


À voir ici une vidéo de See the Light, le morceau-phare du Jeff Healey Band, où le guitariste est exceptionnellement accompagné par Marcus Miller à la basse et Dr John au piano.

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 12:45

iron---wine.jpgJe ne remercierai jamais assez G.T. de m’avoir fait découvrir récemment Iron & Wine. Depuis la lecture de son article, les six disques du groupe (3 albums et 3 E.P.), sont bien au chaud à côté de moi, compagnons de route pour longtemps sans doute.
Hier soir, le groupe de Sam Beam jouait au Divan du Monde à Paris. Disons que ce groupe texan, qui a notamment collaboré avec Calexico, évoque, par la délicatesse de ses arrangements et de ses harmonies vocales, une sorte de rencontre rêvée entre Simon & Garfunkel, Elliott Smith et Sufjan Stevens. Plus précisément, Iron & Wine, c’est à chaque nouveau morceau la chanson que Herman Dune réussit une fois sur cinq seulement. Une musique gorgée d’Americana et d’arpèges sublimes qui me ferait presque renier Sparklehorse si seulement Sam Beam était aussi cabossé que Mark Linkhous…
Hier soir, donc, ils se présentèrent à huit sur scène. Le nombre de musiciens n’était pas ici synonyme de puissance et d’esbroufe, mais visait plutôt à dessiner avec précision les nuances musicales de chaque morceau. Finesse des arrangements, place accrue des percussions (comme sur le dernier album The Shepherd’s Dog), le Divan du Monde, salle à l’acoustique exceptionnelle, se transforma en cocon accueillant et bienveillant pour le folk-rock idéal de Iron & Wine.

 

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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 22:14

Frimeurs, poseurs, flamboyants, viscéralement rock’n’roll, tels furent The Hives mardi soir au Bataclan. The Hives – sorte de chaînon manquant entre les mods (pour l’élégance), le rock garage, les Sex Pistols et AC/DC – ont le truc primaire, le secret du riff tellement évident qu’il fait basculer tête la première dans le moindre de leurs morceaux.
Avec The Hives, un programme : se la jouer. Le rock, pour eux, c’est quelque chose de très simple. Des rythmiques incendiaires et des refrains-slogans hurlés à tue-tête. Quand on fait partie de The Hives, on est là pour en faire des tonnes, pour se pointer sur scène en costumes noirs et chaussures vernies blanches (ou l'inverse). Le règlement est clair. En uniformes pour en découdre. C’est malheureusement de saison de l’autre côté du périph’. Mardi, les rockers vikings se contentèrent juste, sans attendre, de foutre le feu au Bataclan…
Quand les poses rock sont à la mode, quand les guitares électriques et les jeans slim sont devenues les accessoires fétiches de tel ou tel simili-Slimane, le quintette suédois est venu rappeler en quelques riffs mortels ce qu’était la quintessence du rock’n’roll. Camouflet salutaire à tous les imposteurs. En effet, il y a les poseurs qui nous ennuient parce qu’ils voudraient tellement nous faire croire qu’ils sont ce qu’ils ne sont pas qu’ils en deviennent dérisoires et pathétiques. Et puis il y a les frimeurs qui nous plaisent car ils assument totalement d’en faire trop. The Hives, comme Electric 6 ou les Eagles of Death Metal, font partie de la deuxième catégorie. Et c’est particulièrement jubilatoire de les voir prendre à bras le corps tout ce que la rock’n’roll attitude implique de morgue, d’énergie et de prétention.
The Hives, il faut le savoir, est un groupe en représentation perpétuelle. Un groupe "bigger than life" comme on dit dans le cinéma hollywoodien. À ceux qui seraient épris de sincérité et de modestie, on conseillera de passer leur chemin, d’éteindre l’ampli, de débrancher la pédale d'effets et d’acheter New Moon, le plus beau disque de l’année. Mais pour qui aimerait le maniérisme au cinéma, l’outrance, la flambe et les fêtes foraines, on ne saurait trop recommander de mesurer la valeur de The Hives sur scène. Il faut voir le guitariste-hurleur, Nicholaus Arson, mimer l’épuisement, se traîner par terre, souffler sur ses doigts engourdis avant d’entamer un solo. Il faut voir Pelle Almqvist, le chanteur, accumuler les déhanchements à la Jagger, haranguer le public en français et se permettre même de l’engueuler dès que la pression retombe. Une classe folle. Bref, depuis trois jours, je réécoute The Hives en boucle et j’attends déjà de pied ferme leur prochaine date parisienne.

Une vidéo de l'Elysée Montmartre, quelques années plus tôt, pour se faire une idée...

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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 21:08
Motards.jpgLes motards de la Mort dans Orphée de Jean Cocteau (1950)


PICT0035.JPGBlack Rebel Motorcycle Club, 20 novembre 2007, Elysée Montmartre


"Whatever Happened to my Rock'n'Roll ?" chantaient-ils. Ce soir-là, le trio sonique paraissait déjà dans un ailleurs fantomatique. Absents, fatigués sans doute, emportés loin de nous dans les volutes vertigineuses que dessinaient leurs guitares lancinantes... Capuche sur la tête, cuir sur le dos, Robert Levon Been paraissait déjà ailleurs. Fantômes flous. Fosse orpheline. Réminiscences altérées d'un concert flamboyant ayant eu lieu deux ans plus tôt au même endroit. Dommage. Puissent-ils revenir un jour de notre côté du miroir...
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8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 20:50
presse-french-cowboys.jpgamber-cover.jpgsuperbad-copie-1.jpgjsbx-copie-1.jpgdaho.jpgsirk-copie-1.jpg
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as trop le temps d'écrire de toutes façons je n'aime pas les chroniques de disques d'autres s'en chargent très bien sur un blog faut faire autre chose mais il y a tellement de trucs à écouter tellement de sorties à signaler à commencer par the french cowboy le plaisir de retrouver les little rabbits sous une nouvelle peau dans une nouvelle formation menée par federico pelegrini après la virée magnifique de trois d'entre eux sur scène avec katerine on y retrouve quelques chansons déjà sussurées en version intimiste avec héléna noguerra dans bang le disque de baby face nelson et dillinger girl réarrangées ici mais aussi plein de nouveaux morceaux foutraques et dingos dans lesquels on reconnait bien la patte des lapins western encore avec blanche groupe américain précieux et rare évoquant lee hazlewood et nancy sinatra avec son duo vocal mixte western toujours puisqu'il faut dire que l'assassinat de jesse james par le lâche robert ford est un grand film confirmant que casey affleck est un acteur fabuleux dire aussi qu'avant de voir supergrave titre pourri en français je n'avais pas autant ri au cinéma depuis bien longtemps si seulement la comédie française avait cette qualité d'écriture et d'incarnation cette empathie avec les personnages de freaks si attachants et puis il y a francis coppola qui sort un nouveau film la semaine prochaine ce qui fera patienter jusqu'au i'm not there de todd haynes film autour de dylan dont la bande originale constituée de reprise du zim s'insinue doucement dans mes oreilles en ce moment même jon spencer quant à lui fait son faux retour avec un disque regroupant plein de faces b et de morceaux rares alors que le blues explosion est en sommeil prolongé on est content de ces quelques cadeaux qui globalement difficile d'accès plairont surtout aux fans hardcore du groupe à signaler tout de même au moins une perle son of sam un morceau avec un saxo fou évoquant un peu le funhouse des stooges sinon je suis triste de constater que dionysos tant aimé jadis ne m'intéresse plus et que le nouvel album du groupe ne me fait pas très envie avec son casting publicitaire et peu risqué mais forcément beaucoup de choses paraissent fades quand on a rapporté chez soi le coffret douglas sirk sorti hier par carlotta quatre mélodrames sublimes une des plus belles pages du cinéma hollywoodien des beautés tragiques introuvables en france jusqu'alors ça avec le triple dvd anthologique d'acdc une tuerie et le lecteur dvd va chauffer et puis il y a les concerts nombreux en novembre gogol bordello pj harvey black rebel motorcycle club the hives dominique a j'y reviendrai sans doute par ici et je ne vous ai pas parlé du nouveau daho qui quoique écouté une seule fois s'affirme déjà comme une splendeur digne du brasier tout ça c'est bien beau mais j'ai plein de martine en rab et n'oubliez pas de signer les deux pétitions de sos racisme contre les lois adn et de surveiller ce que ce gouvernement trame contre la culture festivals de cinéma en tête en faisant des coupes scandaleuses dans les crédits des drac ça aussi il faudra en reparler mais lorsque la ponctuation sera revenue par ici quoi ce billet est baclé je suis bien d'accord avec vous
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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 23:07

"T'es rock, coco"
(Léo Ferré)


Retourner à la Fête de l’Humanité en 2007, c’était en partie pour profiter d’une programmation musicale ayant réfréné les dérapages "variétés" de l’an dernier (Benabar, Raphaël, Cali, Diam’s) pour une orientation plus rock (peut-être parce que c’est à la mode ?). C’était aussi hautement thérapeutique, une manière de se retrouver dans une sorte de bulle ensoleillée où on pouvait se rassembler avec celles et ceux que l’on n’entend plus et dont on voudrait nous faire croire qu’ils se sont tus, accablés par les cotes de satisfaction invariablement positives dont les bombardent les médias hypnotisés.

C’était bien. Les nuages ne vinrent même pas assombrir un ciel dont nous n’oubliâmes pas que son bleu UMP venait nous narguer jusque sur nos terres de renégats. Pour réagir enfin, pour sortir la gauche de cette anesthésie qui a mal tourné, il s’y est même dit – de la bouche des leaders de quatre partis d’opposition – des choses plutôt intéressantes samedi après-midi. Reste à savoir si un mouvement unitaire en sortira. Pas sûr. Et pas forcément souhaitable. Mais le rendez-vous est donné dans la rue. C’est déjà ça de pris.


Et la musique dans tout ça ? Parce qu’il faut bien le reconnaître, les jeunes qui se rendent à La Courneuve pour la Fête de l’Huma viennent surtout pour les concerts… Et pour picoler aussi… Festivals de trognes, de tatouages, de piercings, de démarches titubantes et d’à peu près corporels, c’est aussi ça la Fête de l’Huma… Et puis des stands ou manger (et boire) des choses exquises... Des contradictions à la pelle également : cette année, on n’a pas eu droit à TF1 en sponsor, mais il y eut par exemple ce militant arborant un tee-shirt Johnny Hallyday, qui raviva le souvenir de Miossec chantant ici-même il y a quelques années La fille à qui je pense de l’ex-idole des jeunes. Quoi d’autre ? Le bonheur des navettes à récupérer le soir… L’internationale et Le chant des partisans braillés à tue-tête dans le bus bondé… Et puis surtout ce plaisir de voir des générations différentes élancées dans un même combat, cette sexagénaire se prenant, dans le car, à chanter Bella Ciao à pleine voix après avoir longuement hésité, regardant d’abord perplexe puis amusée ces jeunes gens entonnant des chants révolutionnaires dont ils ne mesuraient pas forcément la portée.
 
La fête de l’Huma fut donc rock, cette année, placée sous le signe de l’iguane, puisque Iggy Pop et ses sbires viendraient - c'était annoncé - enflammer le parc de La Courneuve le samedi soir à 22 heures. C’est un bondissant Philippe Manœuvre, excité comme une puce, qui vint présenter les Stooges. Nous étions 80 000 nous dirent les organisateurs. Presque autant à sauter en tous sens ? Combien, comme moi, se dirent que Funhouse était joué juste pour eux ? Combien songèrent, blasés, que si tous ces jeunots s’excitait sur I Wanna Be Your Dog, c’était parce qu’ils y reconnaissaient la musique d’une publicité maline pour un opérateur téléphonique ? Combien pensèrent à Ewan McGregor dans un beau film de Todd Haynes quand résonna le cri primal ouvrant TV Eye ? Mais il y eut aussi ceux qui sifflèrent bêtement l’absence de rappel. Et cette adolescente se la jouant revenue de tout qui s’indignait que les Stooges n’aient pas joué Search and Destroy. Ne savait-elle donc pas que Ron Asheton refuse dorénavant de gratifier le public du moindre titre de l’album Raw Power, celui où il fut relégué à la basse et où James Williamson lui piqua sa place de guitariste ? Nulle occurrence du troisième album donc et rien non plus de l’indigne The Weirdness paru en ce début d'année. Ouf !

Quelques heures plus tôt, je comprenais enfin pourquoi toutes les filles sont amoureuses de Johnny Borrell. Torse nu dans son pantalon moulant blanc, le chanteur à bouclettes de Razorlight évoquait  justement un mix plutôt réussi entre un Iggy Pop light et un Roger Daltrey sans alcool. Avec, en plus, ce petit côté "glam" qui fit du concert des gentils Razorlight un moment plutôt agréable.

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La veille, c’était moins rock. Grand corps malade sur la grande scène et cette vilaine théorie qui me vint en découvrant ses textes : Et s’il plaisait tant parce que ses jeux de mots ne sont pas trop difficiles à comprendre, parce qu’il enfonce des portes ouvertes à grands coups de clichés (!!!) et parce que tout un chacun peut se dire qu’il est capable d'en faire autant (ce qui, toutefois, reste à démontrer). Après lui, le John Butler Trio fut encore une fois formidable, funky en diable, prouvant à quel point le trio australien s’impose aujourd’hui en groupe "mainstream" idéal.

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A la Fête de l'Huma, le rock en français fut aussi dignement représenté avec Mademoiselle K, très bien sur scène. Son succès rassure quant au bon goût d’ados qui voient heureusement plus loin que Superbus. Puis il y eut Luke, groupe aimé par ici, je dois le dire. Pourtant, il y a un truc qui cloche avec la formation de Thomas Boulard. Peut-être est-ce cette difficulté à s’affranchir de certaines facilités (le récent Je suis Cuba), l’influence trop évidente (et si lourde à porter) de Noir Désir, une écriture estampillée "révoltée" rappelant parfois... Téléphone. En les entendant attaquer le concert par un Soledad rageur, comment ne pas penser à ce morceau des Fatals Picards joué la veille sur la scène Zebrock où le groupe de rigolos entonnait "oui, moi, je chante en espagnol" afin de brocarder les groupes "engagés" ? Malgré ces petits défauts, Luke, je le répète, c’est vraiment bien. Et La tête en arrière m’a efficacement accompagné cet été quand j’ai repeint mon entrée. Et puis à voir la ruée vers la fosse au moment où ils attaquèrent les premières notes de La sentinelle, on se dit que Luke est bien parti pour marquer durablement le paysage musical français et on ne s’en plaindra pas. Un regret : l’absence, hier, de morceaux de leur premier album, celui dont les textes me paraissent paradoxalement être les plus matures.

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Reste que, moi, pour y revenir, si j’avais fait partie des Fatals Picards, eh bien, je n’aurais pas chanté Mon père était tellement de gauche vendredi soir. Trop triste en ce contexte. Déplacé même. Alors que tout à l’heure, quand Renaud, au rappel, a balancé Hexagone, ça m’a filé des frissons. Ben oui, je suis allé voir Renaud. Je sais, c’est mal. Mais bon, j’ai l’âge d’avoir porté des bandanas et des badges "Touche pas à mon pôte" dans les années 80. La nostalgie, camarade… Et puis il a chanté plein de vieux trucs chouettes que la foule reprenait en cœur. Dont une chanson de marin avec des "Tatata" dedans qu’il est toujours revigorant d’entendre. Certes, pour en arriver là, il fallut supporter des nouvelles chansons merdiques, un tube post-11 septembre absolument horripilant et des arrangements assez pourris. Surtout, ça m’a permis de constater que des morceaux aimés il y a quinze ou vingt ans ne passent plus trop. Je vieillis donc moi aussi… A cause de Renaud, je n’ai même pas été voir Fancy qui jouait à la même heure sur une autre scène. Fancy, ce fut pourtant le choc de Rock en Seine l’an dernier. Tant pis pour cette fois, j’irai les revoir à la Boule noire en octobre.


 
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 21:44

Retourner à Saint-Malo trois ans après une édition où se cotoyaient le Blues Explosion, dEUS, Dionysos, les Troublemakers, Nouvelle Vague, Air, Phoenix et le Beta Band, c’était forcément s’exposer à la déception. Elle fut cuisante et le séjour permit surtout de mesurer à quel point le rock tel qu’il s’envisagea à Saint-Malo en 2007 concernait un périmètre fort restreint dans un genre générique pourtant riche en sous-catégories. A la Route du rock, peu de pop, pas de soul, pas de rap et et surtout nul rock en français. Longtemps réputé pour sa programmation, le festival malouin fut, cette année, étriqué et bien peu imaginatif.

 

Photos et impressions subjectives en descendant (presque) du train...


The Rain Song (Fort de Saint-Père, nuit du 15 au 16 août 2007)


 

Post Punk
Quand le revival post punk s’achèvera-t-il ? Difficile de supporter à haute dose les rythmiques binaires et les lignes de basse paresseuses et jouées au médiator par des groupes interchangeables tel Fujiya & Miyagi, 120 Days ou The National. Où l’on constate que Joy Division, Bernard Lenoir et les Inrocks n’ont pas fait que du bien au rock…

Les chansons
Durant trois jours, je me suis ainsi beaucoup demandé où étaient les chansons, les mélodies… Malgré Ladyflash, la chanson mille-feuilles de The Go ! Team, malgré Devastation de The Besnard Lakes.
Entre Herman Düne le premier soir et Albert Hammond Jr, le dernier, beaucoup de temps passa où l’absence d’un groupe sachant allier énergie scénique et savoir-faire mélodique se fit fort cruelle. Quand tout semblait perdu, le guitariste des Strokes intervint comme un sauveur avec ses chansons pop rock indéniablement taillées pour la scène. Trois guitares, un son impeccable et l’un des meilleurs concerts du festival. Le classicisme a du bon et l’on remercie vraiment Albert Hammond Jr de s’être souvenu que le rock existait avant les années 80.


Albert Hammond Jr (vendredi 17 août, 21h45)

 

Seniors
Bouillie sonore avec les Smashing Pumpkins, très pros, impersonnels et dont la présence représenta tout de même 40% du budget « artistes » du festival… Beaucoup de bruit pour rien tant ce groupe au glorieux passé a peu convaincu avec ses nouveaux titres. Tout l’inverse de Sonic Youth, décidément impeccable en toutes circonstances et revisitant implacablement l’album Daydream Nation pour le festival. En final serein, quelques titres plus pop du dernier disque rappelèrent à quel point les new-yorkais n’ont en fait aucunement besoin – contrairement au faux groupe de Billy Corgan – de se retourner sur leur passé…
 

Plage
Déception : le vendredi seulement, les traditionnels concerts de l’après-midi purent avoir lieu sur la plage de Saint-Malo. Le mercredi et le jeudi, Thee, Stranded Horse (projet solo de Yann Tambour de Encre) et Sébastien Schuller durent jouer dans le Palais du Grand Large, dans un espace clos peu adapté au folk intimiste du premier et aux mélodies atmosphériques du second. Deux beaux concerts au final, mais qui auraient évidemment mieux convaincu le festivalier les pieds dans le sable et les yeux rivés à l’horizon plutôt qu'entassé dans ce cadre ingrat et peu adapté.
 

Anonymat
Il est frappant de constater comme les festivals rock sont, en comparaison des festivals de cinéma, peu incarnés par leur(s) programmateur(s). A la Route du rock, pas un mot des organisateurs, personne pour accueillir les festivaliers et encore moins les artistes. C’était ainsi assez triste de voir Yann Tambour ou Sébastien Schuller s’installer sur la scène improvisée du Palais du Grand Large sans personne pour les présenter ou leur dire s’ils avaient le droit de faire un rappel…
 

Cover
D’Electrelane, allongé dans l’herbe, je n’ai entendu le concert que d’une oreille (enfin, étant donné le volume dément de leur prestation, c’est une façon de parler). Pourtant, après une petite heure de bruit assommant, une reprise incongrue me fit bondir sur mon séant. Oui, c’était bien ça : I’m on Fire de Springsteen. Votre version de cette chanson mineure fut certes nulle (comme le concert), mais c’était un bel effort, les filles…

Parité
C’est sans doute un hasard, mais les meilleurs groupes étaient mixtes. Du collectif dopé de The Go ! Team aux esthètes de The Besnard Lakes, il y a un monde, mais ce furent pourtant durant leurs concerts que l’ennui s’estompa un peu. Et puis n’oublions pas que les excellentes CSS comptent aussi un mec dans leur line-up…

 

The Go ! Team (jeudi 16 août 2007, 01h00)

The Besnard Lakes (jeudi 16 août, 21h50)

 
Frustration
Attendu, le live de Justice n’était pas si mal, à condition d’accepter qu’il n’y avait rien à y voir (deux mecs planqués derrrière leurs machines). Jouant beaucoup sur la frustration, retardant au maximum le déclenchement de We Are Your Friends ou de Dance, tubes avérés, on ne peut pas reprocher aux deux DJ d’avoir opté pour la facilité. Maintenant, il paraît que les murs d’amplis Marshall barrant la scène étaient factices et qu’une bonne part du set était pré-enregistrée. L’essentiel, c’est de réussir à faire danser la foule, non ?


Arrêté préfectoral

Stupéfiant : en route pour le Fort de Saint-Père, voici, le jeudi, la navette arrêtée et contrôlée par la police. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que si tu es jeune et que tu aimes le rock, sans doute es-tu une saleté de drogué… Sermon moralisateur dans le car, menaces voilées envers qui ne se dénoncerait pas… On a finalement échappé à la fouille des sacs… Vive l’été 67 !
 

02h30
C’est l’heure qu’il me fallut attendre la toute dernière nuit du festival pour enfin exulter. Avec LCD Soundsystem et un James Murphy très en voix, le festival se termina finalement fort bien. La veille, c’est à la même heure que les Brésiliennes de CSS, avec leur show tonique et drôle, me mirent du baume au cœur. Il était temps.

 

LCD Soundsystem (samedi 18 août 2007, 02h30)

 
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Published by Ska - dans Instantanés
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