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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 00:00

Presque un an après son précédent passage à Paris (les 4 et 5 juillet 2012 à Bercy), le E Street Band revenait par ici samedi dernier, au Stade de France cette fois. Le Stade de France, j’y avais été en mai 2003, il y a dix ans, pour lui, pour la fin de la tournée "The Rising". C’était d’ailleurs jusqu’à ce week end le seul concert que j’avais vu là-bas. Sans doute n’était-ce pas un grand concert, mais j’en garde un souvenir précis et ému pour les conditions dans lesquelles il s’était déroulé. Sous une pluie intermittente d'abord. Et soudés dans l’émotion du moment avec un ami cher qui m'accompagnera trois autres fois voir Springsteen ensuite (en 2005, en 2006 et en 2008) mais qui est parti vivre de l'autre côté de l'Atlantique depuis cinq ans. Souvenir du concert qui débute sous la pluie, de Bruce qui entonne (comme il le fait assez régulièrement, depuis, les jours de pluie) Who’ll Stop the Rain de Creedence Clearwater Revival (morceau parlant, on le sait, d’une toute autre "pluie" d’ailleurs) et l’averse qui s’arrête aussitôt. Puis qui reprendra sporadiquement pendant le concert jusqu’à un Dancing in the Dark rendu magique, plus de deux heures et demi après, par le déluge qui tombe sur la foule dans la fosse, cette foule compacte, entraînée par la musique et qui fait bloc, contre mauvaise fortune bon cœur. Un grand souvenir.

Le concert de samedi dernier ne comptera pas parmi les plus mémorables de la petite dizaine de shows de Springsteen auxquels j’ai assistés depuis vingt ans. La faute au Stade de France sans doute un peu. La faute à une setlist honorable mais peu surprenante plus sûrement. Il est vrai qu’il était difficile de rivaliser avec le second concert parisien de 2012, ses 3h38, sa setlist en montagnes russes, et l’émotion particulière, toute personnelle, qui fit de ce show le plus beau de tous pour moi (lire ici). À ce sujet, et juste pour l’anecdote, Lou, mon fils (qui est, rappelons-le, né le 5 juillet 2012, quelques heures avant ce fameux concert de Bercy), fit ses premiers pas trébuchants (The Rising !) ce samedi 29 juin 2013, quelques heures, justement, avant que je parte pour le Stade de France. C'est trop beau pour être vrai ? Pourtant, je n’invente rien !

 

On arrivait donc, avec mon "E Street Buddy" Christophe, deux heures avant le début du concert. On se plaçait pas trop mal sur l’immense pelouse. Restait à attendre. Fébriles. Excités. Jubilant déjà. Un rendez-vous avec Bruce Springsteen, ça avait toujours quelque chose d’exceptionnel, on savait qu’on passerait un moment magique. Forcément. Vers 17h40, alors que gradins et tribunes sont quasiment vides et que la pelouse se garnit doucement, une surprise. Bruce, en tee-shirt blanc débraillé et lunettes de soleil sur le nez se pointe sur scène, guitare acoustique en bandoulière. On avait vu la vidéo de l’ouverture des portes au même endroit en 2003, on ne fut donc presque pas surpris. Un petit quart d’heure. Trois titres pour les premiers arrivés. This Hard Land, Burning Love et Growing Up puis un « See you later ! » amical, simple comme bonjour, qui nous renverse. Là, dans ces quelques minutes, toute la générosité de Springsteen, tout son respect, si souvent vanté, pour son public.

Deux heures plus tard, vers 19h40, entrée en scène "officielle" de l’idole et du E Street Band renforcé d’une section de cuivres et de choristes, comme l’an dernier (normal, c'est la même tournée). Ça commence, sans réelle surprise, par Badlands et Out in the Street qu'on a déjà apprécié live en d'autres occasions. Tout va bien. Les jeunes espagnol-e-s à côté de moi ont vingt ans, guère plus, pourtant ils connaissent tout par cœur. C'est étonnant. Suit Lucille de Little Richard, joué pour la première fois et suggéré, comme c’est devenu la tradition, par les pancartes que les fans des premiers rangs tendent au Boss, pancartes cartonnées aux doléances aléatoires parmi lesquelles il négocie les virages de sa setlist. Puis des extraits de Wrecking Ball (très beau dernier album), un immense Spirit in the Night à l’entame chamanique, et vient la surprise réservée à son public français. Ça fait un moment que Springsteen aime à jouer ses albums dans leur intégralité (cela fit même l’objet il y a trois ans d’une mini-tournée américaine), il a refait le coup avec Born to Run ou Darkness on the Edge of Town quelques jours auparavant... Il annonce donc, cette fois-ci, qu’il va jouer l'album Born in the USA du début jusqu’à la fin. Bon, ok. C’est une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne parce que cela nous promet des morceaux gigantesques (Downbound Train, I’m Going Down, No Surrender, Dancing in the Dark). Une mauvaise parce qu'il en a déjà joué pas mal l'an dernier et parce qu’on rentre sur l’autoroute, parce qu’on sait que pendant une heure le paysage ne changera pas. Et qu’on ne sera pas surpris.

En cela, le concept de l’album joué intégralement est en contradiction avec le plaisir que dispense généralement un concert du E Street Band. À savoir, naviguer dans quatre décennies de musique, jouer un tube incontournable et juste après une rareté, renouveler pour un tiers (à peu près) la setlist chaque soir. Bref, si on a douze titres de Born in the USA, ça veut dire qu’on en aura bien moins des albums des années 70 qu’on aime évidemment beaucoup plus que celui-là. Et qu'on n'aura sûrement pas non plus la surprise de voir débouler un titre du sous-estimé Tunnel of Love qui lui succéda. Pas grave. Springsteen demeure immense en concert, son groupe quoique vieillissant est à l’avenant. Le plaisir est là. Sur scène et dans la foule. Les gimmicks s’enchaînent dans la bonne humeur (la fille qui monte danser sur Dancing in the Dark, la fillette qui vient chanter sur Waiting on a Sunny Day, Bruce et Steve Van Zandt qui font leur numéro de duettistes burlesques sur Glory Days ou Ramrod, l'hommage à Clarence Clemons sur Tenth Avenue Freeze Out). La setlist est peut-être moins surprenante que celle du Parc des Princes il y a cinq ans, la version carnavalesque de Pay Me my Money Down a beau nous faire penser à une émission de Patrick Sébastien bien plus qu’à Pete Seeger, la magie opère toujours. Et après un American Land où Springsteen chante plus que jamais comme Joe Strummer en leader éphémère des Pogues, il revient seul en scène, en acoustique, pour nous achever avec Thunder Road, le classique des classiques. À ce moment-là, des sentiments mêlés. Submergé par l’émotion, on se dit qu’on a quand même envie de revoir Springsteen seul en scène. Comme en 1996. Comme en 2005. Et on sait aussi que la formule n’est pas très adaptée à des lieux comme celui-ci ou même comme Bercy. Et on sait aussi que la compagnie du E Street Band lui donne des ailes. On a vu ce soir-là la pancarte d'un rêveur demandant à Springsteen de jouer l’album Nebraska en entier. Évidemment, personne n’en espérait tant. Mais on sait aussi qu'avec lui tout est possible. Le lendemain à Londres, il chantera Johnny 99, Reason to Believe et Atlantic City (de quoi combler les amateurs de Nebraska donc). Mais aussi l'album Born in the USA dans son intégralité, un deuxième soir consécutif. Ce disque, c'est du rock de stade certes, mais c’est aussi une cassette que j’ai écoutée en boucle, le disque par lequel j’ai découvert ce chanteur et ce groupe. Ce n’est pas rien.

Conclusion : petite setlist, grande émotion.

Ah oui, sinon, le concert a duré 3h10. C’était donc une prestation plutôt courte...

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 15:35

On le savait malade. A bout de souffle. On savait l’inéluctable proche. Sa disparition t’a pourtant empli de peine. Il est mort à Nice. Tu l’as appris à Cannes. Pendant le festival. Tu ne connaissais pas sa discographie dans le détail, encore moins son travail avec Piaf - elle que tu ne peux écouter tant sa voix t’écorche les oreilles - mais plusieurs vinyles des années 70 tournaient régulièrement chez toi. Plusieurs chansons s’invitaient souvent dans ta tête, sur la platine. Tu aimais la douceur diffusée par ses disques, leur mélancolie mêlée d’idéalisme. Tu te sentais bien dans ses chansons. Tout simplement.

Et puis il y a un souvenir précis. Au Portugal, en 2000, en 2001, tu ne sais plus trop. Un voyage en amoureux à travers le pays, entre campings, hôtels et chambre d’hôtes. A Coimbra, un soir, vous tombez par hasard sur un concert gratuit en plein air. C’est Georges Moustaki qui joue, lui qui chanta jadis la révolution des œillets. Tu conserves le souvenir d’un beau concert, d’un chanteur généreux et affable, et aussi d’un de ces beaux moments de plénitude passés avec elle, qui, par la suite, au fil du temps, se firent plus rares. C’est la seule fois que tu l’auras vu sur scène. Le lendemain soir, au même endroit, tu découvrais Paco Ibanez. Elle, elle le connaissait bien, elle avait grandi avec pour ainsi dire. Elle avait des disques de lui chez ses parents. Un 33 tours aussi chez vous. Toi, tu le découvrais et l’appréciais sous les étoiles du mois d’août, dans la douceur d’un soir d’été.

Comme Ibanez, que tu n'écouteras plus passée cette soirée, Georges Moustaki restera associé à Coimbra. Une place dans la nuit en été. Et ce portugais enthousiaste, à côté de toi, qui chantait avec ferveur Les amis de Georges

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 10:51

En 2012, on a vu des films...

 

1) Holy Motors de Léos Carax

2) 4h44, dernier jour sur Terre de Abel Ferrara

3) Un monde sans femmes de Guillaume Brac

4) Go Go Tales de Abel Ferrara

5) Moonrise Kingdom de Wes Anderson

6) Frankenweenie de Tim Burton

7) Take Shelter de Jeff Nichols

8) The We and the I de Michel Gondry

9) Le marin masqué de Sophie Letourneur

10) Ted de Seth MacFarlane

 

 

En 2012, on a écouté des disques...

 

1) Vers les lueurs (Dominique A)

2) Wrecking Ball (Bruce Springsteen)

3) Maraqopa (Damien Jurado)

4) Le vrai, le faux (Jérôme Minière)

5) Locked Down (Dr John)

6) Let Go (Revolver)

7) Rover (Rover)

8) Allelujah ! Don’t Bend ! Ascend ! (Godspeed You ! Black Emperor)

9) Here Comes the Bombs (Gaz Coombes)

10) Django Django (Django Django)

 

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 16:23

 

La sensation fut grisante. Reprendre cette ligne de métro ignorée le reste de l’année, retrouver son terminus. Sortir, précéder ces festivaliers qui avaient moitié moins que mon âge, marcher jusqu’au pont, traverser la Seine, descendre les marches, rentrer dans le court tunnel, refuser les flyers, choisir la file d’entrée (billet 1 jour cette fois, et non forfait 3 jours comme souvent, par le passé). Je ne l’avais plus fait depuis trois ans. En 2010, quelques jours avant Rock en Seine, ma fille venait de naître. En 2011, la programmation ne valait vraiment pas le coup (lire ici). Et moi qui y allais tous les ans depuis la première édition, cela faisait deux ans que je séchais Rock en Seine. Le lieu m’avait manqué. Les souvenirs de concerts exceptionnels vus là-bas me faisaient patienter.

Il faut redire comme le Parc de Saint-Cloud offre un cadre idéal à ce dernier grand festival de la saison, comme, surtout, celui-ci s’est imposé en dix ans comme un rendez-vous de fin d’été immanquable, un sas accueillant qui nous permet de pénétrer en douceur dans la redoutée semaine de la rentrée. Sous le soleil le plus souvent. Avec nos amis évidemment.

Samedi, je revenais. Mes vacances s’achevaient. Je laissais Lou et Lola avec leur mère, pour la première fois après quatre semaines passées à quatre entre Paris, la Bourgogne, Paris et Saint-Malo. Quatre semaine avec trop peu de musique.

La programmation de ce samedi n’était pas exceptionnellement enthousiasmante. Du réchauffé, pour moi, pour tout dire. Des valeurs sûres qui ne l’étaient plus si sûrement. Trois groupes que je vénérais jadis y jouaient, certes, mais leur grandeur était derrière eux. dEUS venait de sortir deux albums plus que moyens. The Black Keys m’intéressaient toujours mais je ne les avais pas revus sur scène depuis la sortie de Attack and Release et depuis que le duo passait au Zénith en se faisant épauler sur scène par deux musiciens additionnels pour muscler (en était-il besoin ?) leur aimable virage FM (Lonely Boy, nouveau Seven Nation Army ?). Quant aux Eagles of Death Metal, leur dernier album commençait à dater et j’avais été, l’an dernier, quelque peu effaré par la nullité de Boots Electric, l’éphémère projet solo de Jesse Hugues. Il y avait tout de même cette curiosité : après l’annulation et le split de 2009, vécus en direct, peut-être voir enfin le cerveau d’Oasis (oxymore ?) défendre un premier album solo digne quoique un peu convenu. Bref, suffisamment de raisons pour revenir et pénétrer, grisé et excité, dans l’enceinte du festival.

Dans le dernier numéro de VoxPop, on a lu cet été un reportage passionnant sur les membres de dEUS, accompagnés une journée durant à Anvers, dans leur quartier et dans leur studio. Eh bien, c’est triste à dire, mais en 2012 on aime plus l’idée de ce que représente dEUS (sur le papier, dans notre mémoire) que ce qu’est devenu le groupe de Tom Barman en réalité. Si leur concert parisien de l’automne dernier au Trianon faisait illusion grâce notamment à un rappel ahurissant (lire ici), le set exécuté paresseusement à Rock en Seine samedi a fait de la peine. Principalement constitué de morceaux récents (et pas forcément les meilleurs), il ne procura guère de montée d’adrénaline, le groupe jouant en pilotage automatique (face, il est vrai, à un jeune public assez indifférent), sans passion, jusqu’à un Suds and Soda final fort heureusement épicé par quelques judicieuses citations du Sabotage des Beastie Boys (en hommage à Adam Yauch, suppose-t-on). C’était la neuvième fois que je voyais dEUS. Peut-être la dernière.

Par contre, c’était la première fois que je voyais Noel Gallagher. Oasis, il faut bien l’avouer, je n’ai commencé à apprécier et à vraiment écouter leurs deux premiers albums que lorsque le groupe était au plus profond de son long déclin et à son douzième split officieux. Et ce soir-là, face à Noel Gallagher et ses mercenaires, force était de constater l’indéniable savoir-faire du mec. Rien d’exceptionnel, non, mais une efficacité dingue, de la tenue et la sensation d’être face à une sorte de condensé idéal de la pop anglaise, face à un auteur/compositeur qui recycle ses recettes peut-être, mais devant lequel on a envie d’applaudir, juste parce que faire « la-la-la » pile à ce moment-là, parfois, c’est bon.

Reste qu’on ne s’attarda pas et qu’on n’entendit pas de morceau d’Oasis (il en joua) car il fallait manger de la bière et déjà rejoindre la scène accueillant The Eagles of Death Metal. Pas vus depuis trois, quatre ans, mais toujours aussi puissants, drôles et généreux. Une heure à toute berzingue. Un pied total. Jesse Hugues est un des super-héros du rock’n’roll actuel. Ça ne se sait pas beaucoup, mais c’est vrai.

À l’inverse, Dan Auerbach et Patrick Carney de The Black Keys ont beaucoup perdu de leur superbe. Comme si leur musique passait mieux dans des petites salles que dans l’immensité de la Grande scène de Rock en Seine. Alors, oui, heureusement qu’il rejouèrent Thickfreakness et quelques vieilleries blues rock car si j’aime, sur disque, leur petit virage soul, sur scène, les morceaux de Brothers ou de El Camino affadissent l’intensité habituelle de leurs performances minimalistes. Comme disait l’autre, c’était mieux avant. Quand on ne les regardait pas sur un écran géant...

Parmi tous ces « vieux », il y eut enfin Mark Lanegan, compagnon de route des Queens of the Stone Age. Finir la journée avec son set fascinant et un son absolument énorme était ce qui pouvait m'arriver de mieux. D’autant plus que, lui, bizarrement, je ne le connais quasiment pas et n'ai jamais (honte !) écouté ses disques. C'était donc la paradoxale découverte de ce samedi. À minuit, il était temps !

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 17:45

 

À Caroll et à Christophe,

À Lou et à Hélène,

 

376888 398402116882658 263015325 nLe 5 juillet 2012, mon fils, Lou, est né. Le 5 juillet 2012, j’ai revu Bruce Springsteen en concert. J’arrivai à l’arrache à Bercy, cinq heures après son premier cri. Une manière, avec la bénédiction de sa mère (j’insiste, et je la remercie), de fêter l’un avec un compagnon de route que je voyais alors sur scène pour la huitième fois. Une conjonction d'événements assez idéale, somme toute.

Mais le 5 juillet 2012 au soir, dans l’immensité de Bercy, un ami m’a manqué. Particulièrement. La dernière fois, c’était avec lui, il y a quatre ans, que j’avais vu le E Street Band. Grand et beau souvenir d’une soirée bien plus estivale que celle-ci. C’était au Parc des Princes. On ne s’en est jamais remis (lire ici). On savait aussi qu’il allait partir, qu’on se verrait moins, bientôt, que les prochains concerts du Boss, contrairement aux trois précédents, on ne les vivrait peut-être pas ensemble. Depuis, il l’a vu à New York, au Madison Square Garden. Depuis, moi, je rongeais mon frein. Quatre ans, quand même ! Dans quelques jours, cet ami cher sera père à son tour. D’un garçon. À Montréal ou bien à Paris, la longévité de Bruce devra être telle qu’on puisse emmener nos mômes, un jour peut-être, à l’un de ses concerts…

Le 5 juillet 2012, et les quelques jours qui suivirent – tout comme il y a deux ans, quand ma fille Lola est née – ce rituel organisé et sciemment consenti (lire ici) : je ne pouvais à nouveau écouter qu’une personne sur le trajet de la maternité, ce type de 63 ans qui joua ce soir-là 3h38 ( !), me faisant entrer (déjà !) dans le jour suivant. Cela au rythme d’un concert évidemment mémorable, d’une générosité folle, truffé de morceaux inattendus, faussement mineurs, que je n’avais jamais entendus sur scène (Downbound Train, I’m Going Down, The Ties That Bind) et de belles surprises (Thunder Road ; l'hommage à Clarence Clemons quand Tenth Avenue Freeze Out et le E Street Band se figent longuement, juste après que Bruce ait prononcé le mythique "and Big Man joined the band").

Le 5 juillet 2012, comme il y a quatre ans, un autre "E Street Buddy" était dans les gradins. Moi, j’étais dans la fosse. Seul sur mon nuage, mais au chaud au milieu des fans. On ne s’est pas vus. Même après. Je fus raisonnable. Il me fallait rentrer. Ma journée du lendemain promettait d’être longue. Par contre, on s’est écrit. Avant. Pendant. Après. À plusieurs reprises, partageant notre ravissement et nos emballements. Lui seul, quelque part, savait, parmi les 20 000 spectateurs m’entourant, qu’en écoutant Bruce, ce soir-là, je pensais très fort à Lou. Tous deux pour toujours associés dans mon esprit. Il faudra aussi un jour, mon ami, qu’on emmène nos fistons respectifs voir notre héros. Et là, peut-être qu’ils nous traiteront de vieux cons. Pas grave. Nous, le 5 juillet 2012, on y était !

 

 

Photo : GEOFF ROBINSON

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 00:01

 

1992.JPGJour pour jour, c’était il y a vingt ans. Pas mon premier concert à Bercy (ne le répète pas, j’y avais déjà vu Dire Straits et Stevie Wonder...), mais le premier de toi, Bruce. Certes, tu n’étais pas, alors, au faîte de ta carrière – c’est le moins que l’on puisse dire – mais j’ai un souvenir attendri des deux disques que tu défendais à cette époque. Human Touch et Lucky Town. Sortis le même jour, enregistrés sans le E Street Band mais avec des requins de studio. L’un nocturne, l’autre diurne, comme tu disais alors. Paradoxalement, c’est peut-être ceux, de toi, que j’ai le plus écoutés. Avec le triple Live 75-85. Parce qu’à cette époque, en 1992, je n’avais pas encore tous tes disques. Et surtout parce que les CD, je venais depuis peu, tardivement, de m’y mettre. Et quand j’en achetais un, surtout de toi, je l’usais plus que de raison. Chaque CD, même d’un autre, était comme un trésor. On persévérait. On les écoutait en boucle. On y trouvait, malgré tout, des qualités. Cela paraît si loin. Alors, oui,  même si je ne les ai pas remis sur la platine depuis des années, Human Touch et Lucky Town, je les connais par cœur.

Je me souviens les avoir achetés le jour de leur sortie en mars 1992. C’était à la regrettée Fnac Italiens sur les Grands Boulevards, accompagné par une copine de lycée avec laquelle je ne suis finalement, malgré les pronostics, jamais sorti. On a révisé le bac ensemble, c’est tout ce qu’on a fait. Je me souviens même qu’une fois elle est passée à la maison alors que mon neveu (le premier des deux), âgé de deux mois, était là, de passage avec sa mère. Dire que ce petit bébé a aujourd’hui vingt ans alors que moi, en ce mois de juin 1992, je n’en avais que dix-neuf… C’était un peu tard, dix neuf ans, pour avoir le bac, je sais. Pourtant, Bruce, c’est cette année-là que je le passais. Bon, tu ne dois pas trop voir ce que c’est le baccalauréat, mais disons que c’est un truc assez symbolique en France. Et je me rappelle très bien que la dernière épreuve que j’ai passée, c’était justement le 30 juin. Juste avant ton concert. Depuis, des concerts de toi à Paris, il y en a eu un paquet. Plusieurs fois à Bercy d’ailleurs. Dont, sept ans plus tard, celui de ta triomphale tournée de reformation avec le E Street Band, et moi qui ralliais le POPB à pieds depuis le 18e arrondissement, parce que ce jour-là, je m’en souviens, une grève énorme paralysait les transports en commun. Cela paraît si loin. Pourtant, Bercy, je n’aime pas trop. Mes meilleurs souvenirs, à te voir et t’écouter, c’est dans des stades. Ou, exceptionnellement, au Palais des Congrès pour ton concert acoustique de la tournée Tom Joad.

Jeudi soir, le 5 juillet, un concert de toi, il devrait y en avoir un autre. J'écris la phrase au conditionnel. La place est là, qui attend, aimantée d'un magnet Beatles sur le haut du frigo. Comme il y a vingt ans donc. Sauf qu'il est moins beau, ce billet, plus impersonnel. Vingt ans après. Au même endroit, à Bercy. Pas en plein air. C’est un peu dommage pour un mois de juillet. La dernière fois, souviens-toi, c’était il y a quatre ans. Au Parc des Princes. Depuis, ça n’a jamais été aussi long. Tu me manques. Et il est probable – si je réussis à y aller bel et bien jeudi que je me souvienne de ce concert-là encore plus longtemps que de celui de 1992. Je ne peux pas te dire pourquoi, là. C’est trop tôt. Mais, comme je l’écrivais il y a deux ans lorsque Lola, ma fille, est née et que je ne pouvais que t'écouter, toi et pas un autre tu trouves toujours le moyen d’être l’homme du moment aux moments les plus importants. Il doit y avoir un truc entre toi et moi, c'est sûr. Tu ne le sais pas, toi, tu as trop à faire, trop de fans à satisfaire. Mais, moi, je le sais. J’y penserai encore jeudi soir. À Bercy ou ailleurs.

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 11:57

Le samedi 24 mars, j'étais l'invité de la deuxième heure de l'émission culturelle "Longtemps je me suis couché de bonne heure" sur Radio Libertaire (89.4). L'occasion de parler de Sillons..., mon film, et de Songbook, mon livre, évidemment, mais aussi de préparer (à l'invitation de Francis Gavelle, son animateur) une playlist pour cette heure d'émission... L'avantage, c'est qu'elle nous aura aussi permis de parler d'Yves Simon, de Revolver, de Michel Polnareff, de Baxter Dury, de Bruce Springsteen et du beau film Nino, une adolescence imaginaire de Nino Ferrer (sortie le 25 avril).

Alors, pour une heure de Ska à la radio (!) , c'est par là :

http://dl.dropbox.com/u/33228081/longetmps240312p2.mp3

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 08:00

 

Vous en rêviez, vous l'attendiez...

Sur 7and7is, les films aussi reçoivent des prix...

 

 

- Prix "Tête à claque" du beau film incompris : Somewhere de Sofia Coppola

- Prix "Derrick" du polar tout mou, tout chiant et tout convenu : Légitime défense de Pierre Lacan

- Mention spéciale "Nous nous sommes tant aimés" à la chute libre de Michel Gondry pour l’ensemble de son œuvre depuis Soyez sympas, rembobinez jusqu'à l'affreux The Green Hornet

- Prix de l’égo surdimensionné :  Darren Aronofsky pour son Black Swan qui n'épatera que ceux qui trouvaient qu'Alan Parker était un des meilleurs réalisateurs du monde dans les années 80 (qui ça, moi ?)

- Prix "‘tain, tu vas te la prendre dans la gueule la planète" du plan final le plus con : Lars Von Trier (Melancholia)

- Prix "Roue libre, faites gaffe à la chute" : Le gamin au vélo (Jean-Pierre et Luc Dardenne)

- Interlude et minute de silence... "on aimait tellement leur premier film, ils nous ont tant déçu" : Duncan Jones (Source Code), Bennett Miller (Le stratège) et Miranda July (The Future)

- Prix "Ça passera mieux à la télé avec une tisane et des chaussons" : La permission de minuit de Delphine Gleize

- Prix "Fox Mulder" du film Ovni : Pater d’Alain Cavalier

- Prix "Shelley Duvall" de l’interprétation borderline mal maîtrisée : Valérie Bonneton dans Propriété interdite de Hélène Angel

- Carton rouge pour abus de cabotinage : Jeff Bridges dans Tron Legacy de Joseph Kosinski et True Grit des frères Coen

- Prix "My Own Private Idaho" du film narcoleptique : Restless de Gus Van Sant

- Prix du meilleur film de Claude Chabrol depuis vingt ans : Avant l’aube de Raphaël Jacoulot

- Prix "Télérama" du film qu’il faut avoir vu et aimé, c’est comme ça : Une séparation de Asghar Farhadi

- Prix "(…)" du film qu’on n’a pas compris : The Tree of Life de Terrence Malick

- Prix "What the fuck !" du film qu’on n’a pas compris, avec des dinosaures : The Tree of Life de Terrence Malick

- Prix "Super Dupont" du meilleur film de super héros de l’année : Captain America, The First Avenger de Joe Johnston

- Prix "Révisons nos classiques avec Tonton Steven" : Super 8 de JJ Abrams

- Prix "Michel Piccoli" de l’acteur qui sauve un film : Habemus Papam de Nanni Moretti

- Prix "DCP" du film vintage : Dernière séance de Laurent Achard

- Prix "Tout ça pour ça" du film pour lequel la longue attente est à la hauteur de la déception : Tintin et le secret de la Licorne de Steven Spielberg et Tron Legacy de Joseph Kosinski

- Prix du plus beau plan d’ouverture : un très lent fondu enchaîné dans La dernière piste de Kelly Reichardt

- Prix de la scène d’ouverture la plus drôle : Bridesmaids (Mes meilleures amies) de Paul Feig

- Prix "Direct to video" du film qu’on aurait préféré ne jamais voir : The Ward de John Carpenter

- Prix "Steve McQueen" (l’acteur, pas l’Artiste !) de l’underplaying classe : Ryan Reynolds dans Drive

- Prix "Quatre saisons" de la plus belle photographie : Un amour de jeunesse de Mia Hansen Love

- Prix "Vertigo" de la meilleure scène d’action de l’année : Mission : Impossible – Protocole fantôme de Brad Bird

- Prix "Brian de Palma" de la prouesse technique qui pue l’arnaque : The Silent House de Gustavo Hernandez

- Prix "ZZ Top" de la plus belle barbe : Joaquin Phoenix dans I’m Still Here de Casey Affleck et Vincent Gallo dans Essential Killing de Jerzy Skolimowski

- Prix "Marcel Kanche" de la découverte tardive : Quatre films d'Alan Clarke édité en DVD

- Prix de la reprise qui tue : Deep End de Jerzy Skolimowski

- Prix de la réplique qui tue : "Sériously ? It’s like you’re photoshoped !" dans Crazy, Stupid Love de John Requa et Glenn Ficarra : 

 

 

 

Et sinon, en vrai, un top 2011, ça donnerait ça...

1  Somewhere de Sofia Coppola
2  The Artist de Michel Hazanavicius
3  Bridesmaids (Mes meilleures amies) de Paul Feig
4  Avant l'aube de Raphaël Jacoulot
5  L'Apollonide, souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello
6  Tomboy de Céline Sciamma
7  Pater d'Alain Cavalier
8  Mission : Impossible – Protocole fantôme de Brad Bird
9  La fin du silence de Roland Edzard
10 Super 8 de JJ Abrams

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 15:52

Cette année, pour la musique et pour les films, 7and7is a envie de remettre des prix... Alors voilà...


- Prix "Richard Gotainer" de l’album où plus c’est nul plus c’est mieux : Katerine, Francis et ses peintres (52 reprises dans l’espace)

- Prix "Jarvis Cocker" du beautiful loser qu’on est bien content de voir désormais hype et invité dans Taratata : Baxter Dury (Happy Soup)

- Prix "Shut the fuck up, Björk" du disque qui nous réconcilie : PJ Harvey (Let England Shake)

- Prix spécial découverte "Bon sang ! Mais j’étais où depuis 25 ans !" : Marcel Kanche (Vigiles de l’aube)

- Mention spéciale "C’est pas top, là, mais on vous aime tellement" : dEUS (Keep You Close)

- Prix "On pardonne tout" du plus beau rappel : celui de dEUS au Trianon avec Sister Dew + Worst Case Scenario + Morticiachair + Suds & Soda

- Prix "Elliott Smith" du disque qu’il est fait pour moi : Mini Mansions

- Prix du meilleur disque pas pris au sérieux par les gens très sérieux : Bichon de Julien Doré

- Prix "Almanach Vermot" du titre d’album à détourner : La taille de mon âme de Daniel Darc

- Prix "Muse" du titre d’album le plus grotesque : Velociraptor (Kasabian)

- Prix du joli concept pour ses titres de chansons déclinés : Chansons ordinaires de Miossec

- Prix "Emmet Brown" de l’album qu’on ne peut décemment pas écouter en mp3 ou en CD sous peine de briser le continuum espace/temps : Gentle Spirit (Jonathan Wilson)

- Mention au disque que les vrais fans n’aiment pas mais qui nous rappelle Texas, donc c’est bien quand même, mais on a aussi honte… un peu : Joan As Police Woman (The Deep Field)

- Prix "Caliméro" de l’artiste le plus insupportablement geignard et surcôté : James Blake

- Prix du disque fade qu’on n’a pas trop compris pourquoi ça plaisait tant : Metronomy (The English Riviera)

- Prix "spécial Inrocks" de l’imposture : Wu-Lyf (Go Tell Fire to the Mountain)

- Prix "LOL j’ai trop golri" : Stupéflip (Hypnoflip Invasion)

- Prix "ad lib" du disque qu’il est bon mais qu’il est bien trop long : Anthony Joseph (Rubber Orchestras)

- Prix "Ça va pour cette fois, mais faites gaffe, les gars" : Iron and Wine (Kiss Each Other Clean)

- Prix "carton rouge" au retour qui fout la grosse honte : The Rapture (In the Grace of Your Love)

- Mention "carton jaune" au retour tout nase et qui rend triste : The Beastie Boys (Hot Sauce Committee, Part 2)

- Prix du single le plus pourri : Good Day Today (David Lynch)

- Prix de l’album qui rattrape un single pourri : Crazy Clown Time (David Lynch)

 

Et sinon, en vrai, un Top 2011, ça donnerait ça...

1  Mini Mansions – Mini Mansions
2  Baxter Dury – Happy Soup
3  PJ Harvey – Let England Shake
4  Marcel Kanche – Vigiles de l'aube
5  Jonathan Wilson – Gentle Spirit
6  Gruff Rhys – Hotel Shampoo
7  Julien Doré - Bichon
8  Daniel Darc – La taille de mon âme
9  Kasabian – Velociraptor
10 Katerine, Francis et ses peintres – 52 reprises dans l'espace

 

 

 

 

 

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 11:54

P241011_22.39.jpgCe soir, ça doit être la huitième fois que je vois dEUS en concert. Le groupe anversois a moins la côte aujourd'hui, ses disques n'étonnent plus comme avant, mais, au moins, sur scène, il demeure une valeur sûre. Sur le fond, les disques se suivent, se ressemblent (un peu) et s’assemblent (sans peine), mais force est de constater que le dernier très bon album de dEUS, Pocket Revolution, date maintenant d’une grosse poignée d’années. Les deux qui ont suivi, dont le récent Keep You Close, n'ont pas déçu mais n’ont pas enthousiasmé non plus. Il y a sur Vantage Point et sur son successeur un truc en moins, c’est certain. Leur volontarisme pop et leur désir d’accessibilité (surtout Vantage Point, assurément le moins bon de toute la discographie) ménagent moins de place aux expérimentations et à la folie contrôlée des albums précédents. Peut-être devra-t-il en aller ainsi désormais de leurs concerts, les setlists mélangeant (souvent très harmonieusement) nouveautés et classiques dont on espère à chaque fois que ce ne seront pas les mêmes ; sans pourtant pouvoir imaginer un concert de dEUS sans Instant Street, sans Fell Off the Floor, Man, sans Theme From Turnpike, sans Suds & Soda.

Ce soir, contrairement au concert du Bataclan il y a deux ans, pas question de s’asseoir, cela avait été trop frustrant : un concert de dEUS requiert toute notre mobilité. Ici, au Trianon, salle à la jauge et à l'élégance idéales pour le quintet, tout se passe pour le mieux. Plaisante première partie (leurs compatriotes du groupe Balthazar, inconnus jusqu’alors et très bien accueillis), puis dEUS qui déroule. Sans génie mais sans ennui. Certes la pression retombe sur certains nouveaux morceaux, certes la coda de Instant Street est ce soir complètement foirée, certes la voix de Tom Barman s'avère un peu fatiguée. Mais, comme on s’en doutait, à l’écoute de Keep You Close, un morceau comme Dark Sets In se révèle sans ambigüité taillé pour le live et un If You Don’t Get What You Want explosif réussit instantanément à anéantir mes quelques réserves et à pomper une bonne part de mon énergie. Soyons clairs : sur l’échelle dEUS, un concert moyen demeure un très bon concert.

Mais c’est au rappel que Barman et son gang nous assènent le coup de grâce. On était - mu par une vilaine curiosité - allé voir les setlists des concerts de ces derniers jours et on avait constaté, un peu déçu, que le groupe ne jouait plus certains classiques cités ci-dessus (Fell Off the Floor, Man, Theme From Turnpike, ce genre). Vers 22h30, hier soir, ils ne les jouèrent pas non plus, mais ils firent beaucoup mieux, le genre de truc dont un fan de la première heure n’aurait osé rêvé comme cadeau… Après un Sister Dew apaisant échappé de The Ideal Crash (finalement leur meilleur album d’après moi), c’est aux sommets de son tout premier disque que le groupe se confronte dans un flashback me ramenant en 1996 ou en 1997, je ne sais plus, la première fois que je les vis, à quelques dizaines de mètres de ce Trianon pas encore rénové, à la Cigale. Pas seulement Suds & Soda, donc, dernier titre attendu (et pourtant peu joué ces dernier mois), mais d’abord Worst Case Scenario, puis, divine surprise, Morticiachair où le guitariste Mauro Pawlowski (que je préférais quand même barbu) assure on ne peut mieux en doublure voix de Stef Kamil Carlens (co-architecte en chef, rappelons-le, des deux premiers chef-d'œuvres et parti, on le sait, après l'album In a Bar, Under the Sea). Finir ainsi sur trois titres d’un disque datant de 1994, c’était plus qu’inattendu. C’était sublime et inespéré, le meilleur des scénarios, et ça rattrapait très largement les petits coups de mou d’une setlist convenable mais plus convenue. De ce quart d'heure-là, je ne suis toujours pas revenu...

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