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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 19:25

Quelques souvenirs épars du concert de The Cure à l'Accor Hotel Arena mardi 15 novembre...

 

La basse de Simon Gallup (dont le nom aux sonorités élastiques le définit si bien) qui, sur un Primary nerveux, fait vraiment trembler l’Accor Hotel Arena...

Friday I’m in Love est une putain de bonne pop song...

Les tubes dont on se fout un peu à la base (The Lovecats, Close to Me) procurent un plaisir indéfinissable en concert, presque trente ans après...

Des fois, The Cure, c’est un peu chiant...

Robert Smith est seul à chanter. Vraiment. C’est rare. Et deux heures quarante cinq durant, il assure...

Oh ! Comme elle fut bien foirée l’entame de In Between Days !

Oh ! Comme elle fut surchargée et empesée cette version de A Forest !

La coda de A Forest et les claquements de mains de presque tout Bercy sur les deux notes de basse de Gallup. J’aime ? Je déteste ? Je ne sais pas.

La captation du concert sur les deux écrans géants latéraux. Un plan fixe d’ensemble, en fish-eye (une sorte de « symptôme Go Pro » ?), déformant les perspectives et les positions des musiciens sur scène (Ah bon, Robert Smith tourne le dos à Reeves Gabrels ?). C’est moche. Très moche. Il n’y a donc personne d’influent pour le signaler ?

Pornography, Faith et Seventeen Seconds réduits à la portion congrue ? Bah ! Tu n’avais qu’à aller les voir en concert avant 2016 !

Putain ! Ils ont joué Three Imaginary Boys deux jours après à Lyon !

Quand Robert Smith épaule son électro-acoustique, ça sent le tube et les années 80... Et, n’en déplaise aux puristes et aux vrais fans, moi, j’aime bien...

Les tubesques Push, Lullaby et Just Like Heaven ne s’érodent pas.  Boys Don’t Cry, si.

Conclusion ? J’ai 43 ans, mes années Top 50 me manquent...

 

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 17:33

Ainsi, on l’a appris ce matin, Sting jouera le 12 novembre, veille de la date-anniversaire que l’on sait, au Bataclan. Sting, c’est bien, c’est un symbole fort, un artiste « populaire », une star, l’ancien leader de... Police (ce qui, ironiquement, devrait rassurer).

Imaginez, ça aurait pu être bien pire : Eagles of Death Metal ou Pete Doherty par exemple (oh ! pardon, on me souffle que Pete D. jouera justement au Bataclan quelques jours plus tard, le 16...).

Mais je ne comprends pas. Depuis des mois que l’on annonce cette réouverture je ne comprends pas. Ou si. Je comprends trop bien. Malheureusement...

Je ne m’explique pas que la décence n’interdise pas cette réouverture à la date anniversaire – à un jour près, ne chipotons pas ! – des attentats du 13 novembre 2015. Je ne comprends pas que cela se fasse à ce moment-là, quand l’espace médiatique sera saturé du souvenir de cette soirée funeste, des témoignages des uns, des autres, des commémorations, des numéros spéciaux et des émissions spéciales.

Mais j’apprends aujourd’hui que le groupe Lagardère – qui vient de tenir une conférence de presse (était-ce bien nécessaire ?) – détient 70% des parts de la salle et je crois alors trop bien comprendre... Le sang aura séché, la vie doit continuer, show must go on ? On a donc rénové, on a refait la salle, sa façade. On commémore dignement, on reverse les recettes à deux associations de victimes (beau geste de Sting). Et après, quoi ?

Qu’on le veuille ou non, le Bataclan ne sera plus jamais une salle de spectacle comme une autre. Ni pour moi évidemment (qui n’y retournerai sans doute jamais), ni pour quiconque vivait à Paris, en France, en 2015. Il ne s’agit pas de souhaiter la fermeture de la salle, sa muséification, il ne s’agit pas de baisser les bras, d’abdiquer, non, bien sûr ! Il fallait rouvrir, continuer, laisser à nouveau siffler les larsens, mais peut-être fallait-il tout changer justement, comme cela a semble-t-il été fait à l’Elysée Montmartre, une autre salle sinistrée et depuis peu rouverte. Mais surtout le faire à un autre moment que celui-ci, en prenant le temps, sans se laisser prendre au piège du calendrier et de la communication.

D’aucuns voient un symbole, un vibrant hommage aux victimes dans la réouverture du Bataclan un an après les faits, c’est leur droit. D’autres, comme moi, y voient un calcul cynique, ou pour être gentil une consternante maladresse. Ça changeait quoi d’ouvrir en décembre 2016, en janvier, en février 2017 ? Ça changeait quoi au fond ?

 

 

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 21:30
Bruce Springsteen & the E Street Band, Accor Hotel Arena, 11/07/2016

C’est à croire qu’il se passera presque toujours quelque chose d’exceptionnel à un concert de Bruce Springsteen avec le E Street Band, un truc singulier qui fera qu’on s’en souviendra très précisément à chaque fois. En 2003, au Stade de France, c’était les trombes d’eau se déversant sur nous durant un Dancing in the Dark libérateur. En 2008, au Parc des Princes, le sentiment que c’était le dernier concert du Boss qu’on voyait ensemble pour un long moment avec cet ami cher avec qui j’en avais partagé tant d’autres. Il y a quatre ans, c’était (au même endroit que lundi, encore appelé alors POPB) Bruce m'accompagnant à distance dans la première nuit suivant la naissance de mon fils Lou. Et puis, il y a deux jours, ce fut donc cette fameuse coupure de courant qui plongea l’Accor Hotel Arena, vers 23 heures, dans une scène pour le moins étrange.

Faut-il écrire ici que l’exceptionnel et l’inattendu ne sont plus forcément ce que j’attends ces temps-ci d’un concert ? J’ai eu mon compte le 13 novembre et voir les lumières se rallumer, un morceau s’interrompre brusquement – pour mon deuxième concert seulement depuis cette funeste soirée – inutile de vous dire comme cela aurait pu gâcher la fête. Heureusement, très vite, on regarde autour de soi, on se rend compte que le personnel de sécurité, nombreux, ne tique pas, que la barrière barrant l’issue de secours à côté de laquelle on se trouve n’est pas déplacée, qu’en fait... il ne se passe rien. Et puis surtout il y a cette scène hallucinante (de là où je suis, je ne vois pas tout ce qui se passe), qui semble interminable, où Max Weinberg continue d’assurer imperturbablement le tempo pendant au moins trois minutes, dans l’attente sans doute que l’amplification revienne d’elle-même. Puis Max et les autres musiciens finissent quand même par s’arrêter de jouer dans le vide. Plus de son. Plus d’écrans géants. La salle éclairée comme si c’était fini. Moi, je me demande encore un peu ce qui se passe, d’autres hurlent « Bruuuuce ! » comme d’habitude ou se mettent à entonner à pleins poumons le pont de Badlands, signal habituel d’un rappel qui battait pourtant déjà son plein depuis deux morceaux. Sous la clameur, un son d’alarme qu’on distingue mal, un message d’alerte sans doute automatique qu’on ne comprend pas. Mais ça va. Il suffit de réfléchir. C’est les plombs qui ont sauté. C’est un incident technique. C’est tout. Le concert reprendra – ouf ! – pour une grosse demie heure, lumières allumées, son encore plus brouillon, mais ferveur du public intacte, voire décuplée. Pendant l’interruption d’une quinzaine de minutes, le E Street Band n’aura pas quitté la scène, Springsteen aura signé des autographes, serré des mains, sans doute plus tranquille que moi. Egal à lui-même en tout cas.

Ça avait cafouillé juste avant pourtant. Le rappel commençait fort, avec Jungleland, sommet de storytelling springsteenien, mais le groupe avait ensuite bizarrement foiré Born to Run, hymne retombant pour la première fois un peu à plat. Et c’est peut-être, me dis-je, parce que je commençais à m’ennuyer pendant Ramrod, troisième titre du rappel, qu’à ce moment précis le courant a sauté... Le concert fut grandiose, indéniablement (même si Bruce fut bien moins loquace qu’à l’accoutumée), mais on se savait dès le départ moins sensible au versant rockab’ assumé d’une grosse partie de The River, le double album mythique – mais inégal – célébré durant cette tournée. Ces morceaux entrainants (Cadillac Ranch, I’m a Rocker, Sherry Darling...) convoquant le souvenir d’un rock sixties efficace et aussi lourdaud dans sa forme que léger dans son propos, on les doit, on le sait, à l’influence, à l’époque de l’enregistrement, du guitariste Steve Van Zandt (qui s’éloignera du E Street Band dès l’album suivant), au désir de retrouver un peu de légèreté après la noirceur et le pessimisme d’un Darkness on the Edge of Town si difficilement accouché. De manière significative, d’ailleurs, ne fut joué de ce disque-ci que Badlands, sa chanson la plus fédératrice, la plus populaire avec les années.

Si l’on rechigne à partager l’enthousiasme de tant d’autres sur la longue foire gospel/soul du Shout des Isley Brothers fréquemment repris au rappel par la troupe sur cette tournée, on mesure rétrospectivement la chance qui fut la notre quand on se repenche sur la setlist et quand on se rend compte avoir eu droit le même soir à des morceaux aussi précieux que The River, Nebraska ou Incident on 57th Street, ce dernier joué seul au piano en ouverture du concert et auquel répondra pour le deuxième et ultime rappel, près de quatre heures après, un Thunder Road en solo lui aussi, simplement accompagné à la guitare acoustique.

On se sera dit aussi, comme à chaque fois, que le E Street Band vieillit bien mais on aura été frappé – on ne s’était pas vus depuis trois ans ! – par les silhouettes épaissies (Steve Van Zandt, Patti Scialfa), asséchées (Max Weinberg), les rides creusées, le vieillissement assumé et porté beau étant, semble-t-il, le dernier de leurs soucis. Sans Danny Federici, sans Clarence Clemons (plus que bien remplacé par son neveu Jake depuis une poignée d’années), le E Street Band demeure mais on se demande à chaque fois si ce n’est pas la dernière fois qu’on le voie dans cette configuration. Parce que, avouons-le, on a envie d’autre chose (une nouvelle tournée solo, un retour à l’introspection, un concert à quatre ou cinq seulement, en garde rapprochée) tout en sachant que c’est avec ses vieux complices – et en nombre – que Bruce s’accomplit le mieux sur scène. C’est peut-être pour cela, par esprit de contradiction, que le morceau qui m’aura le plus bouleversé ce soir-là aura été l’inattendu Tougher Than the Rest, perle issue de l’album de rupture d’avec le E Street Band (Tunnel of Love, chef-d’œuvre ô combien sous-estimé) et chanson que je n’avais jamais entendue jouée en public. D’autres, à l’inverse souvent entendues, conservent leur puissance intacte. Et l’émotion sera aussi venue, contre toute attente, de ces morceaux-là, de ces scies, comme on dit : d’un Hungry Heart sismique à Because the Night en passant par The Rising, chanson de la résilience post-11/09 provoquant ce coup-ci en moi un écho tout particulier.

Ce soir, mercredi 13 juillet, tandis que j’écris ces lignes, le E Street Band joue pour le deuxième soir à Paris. Je regrette déjà de ne pas y retourner.

 

 

A voir, le moment de la coupure : https://www.youtube.com/watch?v=oWi_ylZk8gQ

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 18:37

Je sais, on ne se parlait plus trop ces derniers temps.

Mais hier soir, il faut que je vous dise, je suis retourné à un concert.

Un concert sans interruption, sans balles qui claquent et sans odeur de poudre. Et si mes oreilles ont sifflé encore un peu ensuite, c’est juste parce que voulant toujours tout entendre très distinctement (hyper-vigilance, quand tu nous tiens...), je ne les avais pas, cette fois, comme à l’accoutumée, protégées.

Pour vous, ultimes lecteurs d’un blog déliquescent, qui je vis hier importe peu. Pour moi, c’était essentiel. Il fallait un nom, une affiche, susceptible de me redonner et l’envie et le courage. Si Bruce Springsteen s’annonce dans un mois à Bercy, si très tôt après ce soir funeste de novembre je pris quand même des places pour The Cure cet automne, retourner hier au concert, eh bien c’était une première fois. Rien n’est réglé, loin de là, quelque chose est définitivement brisé, mais le plus surprenant est d’avoir réussi à vivre pleinement ce moment au présent. Pas au passé (hanté par un souvenir douloureux), pas au conditionnel (submergé par mes craintes), non, au présent.

Depuis six mois, les concerts ne me manquaient vraiment pas. Comme la musique au casque, dans les transports en commun ou dans la rue, je m’en passais très bien. D’ailleurs, une salle comme l’Olympia, sa fosse, c’était bien le dernier endroit au monde (ou presque) où j’avais envie de me retrouver. Mais la perspective, il y a un peu plus d’une semaine, de peut-être y voir un groupe qui se séparait quand j’entrais dans l’adolescence, un groupe mythique (écrivons-le) même recomposé aux trois quarts seulement, cela eu raison de mes peurs. Enfin, pour un temps seulement car la semaine qui suivit l’acquisition du précieux sésame fut un redoutable grand huit d’émotions paradoxales.

Mais on y est allé donc. Avec Bernard, avec Hélène surtout, laissant les enfants à la maison. Puis le concert a enfin commencé. Et face à ce groupe souvent moqué mais dont les morceaux ponctuent, avec ceux de quelques autres, la bande-son de ma vie, face à ce groupe dont l’ultime album est peut-être le premier disque de rock que j’ai vraiment désiré et possédé, quelque chose s’est envolé. Pour un temps. Et j’ai crié (Crache ton venin), et j’ai chanté (Un autre monde), et j’ai dansé (Le vaudou). Crié, chanté, dansé, comme un con, même – et surtout ? – sur La bombe humaine dédiée... aux « frères de Charlie et du Bataclan ». Cela aurait pu me heurter, m’irriter, cela aurait pu me bouleverser. Ça m’a juste fait plaisir. Simplement. Si tu avais su, Jean-Louis, hier, là, à ta droite près de la scène, pas loin de l’issue de secours évidemment...

Y retourner...
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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 15:37

Il y a huit ans, en août, j’ouvrais ce blog. Pour y publier, entre autres choses, des photos prises à Rock en Seine. Huit ans plus tard, je vais toujours à Rock en Seine juste avant la rentrée, mais un peu moins longtemps, plus pour le marathon de trois jours. L’an dernier, d’ailleurs, je n’y allais qu’un soir, pour deux concerts soigneusement sélectionnés (Tame Impala et Franz Ferdinand). Cette année, j’y allais surtout le samedi soir. Pour Portishead.

Dans le métro, ligne 10, ce constat renouvelé chaque année : je vieillis. Ok, mais mieux que d’autres alors ! Ou bien les festivaliers rajeunissent, je ne sais pas. Certains spectateurs, parmi les plus jeunes, étaient à peine nés lors de la première édition, sur un jour, un seul, avec Beck, PJ Harvey et Massive Attack ! Je n’emporte plus d’appareil-photo, je n’ai plus besoin de le planquer à l’entrée, 7and7is survit péniblement et se passe très bien de mes clichés. J’entre donc dans le Parc de Saint-Cloud serein. Ma seule infraction au règlement, c'est ce deuxième bouchon pour ma bouteille d'eau.

La veille, il y avait Blondie, The Hives et The Arctic Monkeys. Tant pis pour moi. Samedi était le jour de Portishead, que, bizarrement, je n’avais jamais vu sur scène et dont on sait l’effet que me fit leur dernier album, publié à une époque où ce blog était bien plus bavard (lire ici). Ce concert fut sublime, d’une finesse et d’une musicalité inespérée, avec un son hautement potable pour ce genre de grand rassemblement en plein air. À la hauteur de mes attentes donc.

Et puis le lendemain, dimanche, Queens of the Stone Age repassait par Paris pour la toute dernière date de sa tournée. J’avais hésité tout le mois d’août à prendre une place pour ce dimanche agrémenté par les présences de Thurston Moore, Tinariwen ou Stephen Malkmus. Il faut dire que je les ai vus souvent, qu’un concert en festival est toujours frustrant et que, parent solidaire, d’autres devoirs m’appelaient. J’hésitais donc. Jusqu’au samedi après-midi où, me décidant enfin avant d’aller écouter Beth Gibbons, le site annonçait complète la journée du dimanche. Tant pis. Sans doute un acte manqué. Je ne verrais donc pas QOTSA cette fois-ci à Rock en Seine.

Mais c’était sans compter la nuit (portant conseil) et, surtout, la remise en vente le jour-même à 10h de 500 billets. N’y croyant guère, je tentais ma chance et en obtenais un. C’était reparti pour un jour, les concerts des vieilles gloires indés (Moore très sérieux et Malkmus détendu, donc) et le set plaisant de Tinariwen étant évidemment vite balayées par un final en apothéose, par une tornade sonique et mélodique toujours aussi irrésistible.

Rock en Seine, décidément, je ne peux pas me passer de toi...

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 17:05

C’est bien The War on Drugs. C’est vraiment très bien. On m’aurait dit que Sortir, le supplément culturel parisien de Télérama, me ferait découvrir un album voué à m’accompagner probablement l’année durant, je n’y aurais pas cru. Il faut dire qu’on pense souvent à Springsteen en écoutant Lost in the Dream, à un Springsteen un peu secret, celui de Tunnel of Love, album majeur méconnu. Or, ce soir, The War on Drugs passe à la Flèche d’or et c’est complet. C’est l’effet Sortir peut-être... Dommage. Ou non. Car ce soir, aussi, Jon Spencer, Judah Bauer et Russell Simins repassent par Paris, à la Machine du Moulin rouge, une salle que je ne connais pas, ça tombe bien. Je ne pensais pas retourner les voir à nouveau. Et puis si, quand même, je me suis décidé il y a quelques jours seulement, parce que c’est presque en bas de chez moi (pas la meilleure raison, j’en conviens), parce que même si leurs dernières prestations ne m’ont pas retourné comme avant, parce que même si je n’écoute quasiment jamais leur dernier album, bah, c’est le Blues Explosion, quoi ! Et je m’en voudrais un peu de ne pas aller les saluer. Donc, voilà, on y retourne, pour la énième fois, en se disant aussi, quelque part au fond du crâne, qu’on a plus écrit ici depuis longtemps, qu’on a beau toujours écouter des disques, en acheter, en télécharger, qu'on a beau toujours sortir aux concerts (moins souvent, c’est sûr), on s’installe contre son gré dans un petit confort, on va un peu trop (re)voir ce qu’on connaît, on se laisse plus rarement surprendre, on prend même, parfois, des places assises ! Hier, Franz Ferdinand, FFF ou Girls in Hawaii. Demain, Beck et Detroit. Ce soir The Jon Spencer Blues Explosion ! Il en va de même des disques que j'achète. Souvent, c'est vrai. Hier, Katerine, Manset et Miossec. Demain, Jack White. Mais j'exagère un peu quand même. Car il y a toujours un groupe comme The War on Drugs ou un album comme celui de Bill Ryder Jones l'année dernière pour me réveiller. J'espère que les deux premières parties annoncées ce soir seront bien. Car je me souviens encore et toujours que c'est au Trabendo, avant le Blues Explosion justement, que j'avais découvert les Yeah Yeah Yeahs, au moment de leur premier EP. C'était il y a longtemps, quand c'était encore un bon groupe. Tiens, voilà d'ailleurs qui me fait penser que si j'avais encore un peu l'envie et le temps d'écrire sur 7and7is, je vous parlerais bien des Black Keys et de la lente évaporation du génie de ce duo. Une autre fois peut-être...

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 21:00

La dernière fois qu’on les a vus, c’était il y a treize ans, un peu plus même, au Zénith. Et ce n’était pas bien. La salle était trop grande et, surtout, le concert faisait suite au quatrième CD studio du groupe, intitulé Vierge… et qui aurait dû le rester…

Mais hier soir, c’était autre chose. FFF s’était donc reformé pour un concert à la Cigale, juste en bas de chez moi, pas loin de Barbès, ce "quartier populaire" qu’ils chantèrent si bien en 1996. Ils tournaient déjà depuis quelques jours, se chauffant pour ce rendez-vous parisien tant attendu. Ce soir, ça continue, ce soir, ça recommence, ils passent au Bataclan (deuxième show complet à Paris) et il y a un paquet de dates à suivre, notamment au gré des festivals d’été. Ils annoncent même tranquillement bosser sur de nouveaux morceaux, sans échéance de sortie, sans se mettre la pression. C’est, semble-t-il, une reformation pour le plaisir, pour vibrer à nouveau, longtemps après un ultime album à bout de souffle et plus que dispensable.

Etait-ce une bonne nouvelle, cette reformation ? On ne savait pas trop, mais la perspective de revivre en live l’ivresse procurée jadis par de nombreux hymnes ne nous fit pas hésiter une seconde au moment d’acheter le billet, il y a quelques mois déjà. Il faut dire qu’on gardait avec FFF le souvenir de concerts prodigieux au Bataclan ou à l’Olympia, quand le groupe était à son sommet (entre le deuxième et le troisième album, ceux qu’il joua majoritairement hier). Alors, d’accord, on avait hier soir quinze ou vingt ans de plus ; Yarol était récemment devenu directeur artistique sur une tournée de Johnny ; Marco s’était transformé un temps en personnage médiatique à mille lieues de la fonck en tant que juré de la "Nouvelle star", mais j’étais confiant.

À raison. Epaulés par un percussionniste, deux cuivres et un clavier, les quatre membres historiques de FFF ont toujours, il faut d’emblée l’écrire, cette incroyable présence : Nicolas Baby halluciné, Yarol Poupaud habité, Krichou Montieux affable et imposant et Marco Prince toujours aussi charismatique. Deux heures de concert et l’ennui seulement pendant Mauvais garçon, morceau pénible (subi presque à chaque fois), mais peu importait puisqu’il vint en troisième position, après Le pire et le meilleur et, surtout, après Silver Groover (c’est dire si j’avais besoin de souffler et comme il ne tomba pas si mal…). Après ça, pas de temps mort : les morceaux de Free For Fever et de l’album éponyme de 1996 s’enchaînent harmonieusement, ponctués par un medley issu de Blast Culture, ce premier album dont on aurait quand même aimé entendre un peu plus en live. Le public a un peu vieilli, ok, ils sont moins nombreux à pogoter vraiment et la majorité d'entre-nous jumpe un peu plus tranquillement qu’il y a vingt ans. Pas grave, le cœur y est et l’esprit est positif, toujours à la fête, en dépit des idées brunes dans l’air depuis toujours et particulièrement en ce soir d’entre-deux tours d’élections municipales. D’ailleurs, c’est aussi pour ça qu’on a toujours aimé FFF, parce que c’était un groupe citoyen, engagé (j’en vois qui grognent…), et hier soir Barbès, AC2N ou Niggalize It, résonnaient, comme toujours, fort à propos. Entre un appel clair à aller voter dimanche, un retour de Marco en jupe au rappel (pour faire plaisamment écho aux débats sur le genre), on ne fut pas déçu sur ce plan. Pas avare de leurs efforts, slammant à plusieurs reprises dans le public (je me suis pris deux fois Marco au-dessus de la tête, une fois Niktus et une fois Krichou – putain, celui-là, le morceau !), recyclant des petits gimmicks ("Est-ce que vous êtes vivants ?!") de leur faramineux album live, on se serait cru revenu dans les années 90 et j’ai vite oublié que je n’avais plus vingt ans, comme on dit.

Bon, d’accord, faut le dire aussi, il y avait quand même un problème. Ce son fadasse qui aplanissait un peu tout et cette gratte qui, en conséquence, manquait de mordant, toujours en dedans, jamais éruptive comme elle aurait dû l’être, rendant la première version de Barbès un chouilla décevante. La première version de Barbès ? Eh bien, oui, car FFF revint au rappel par l’arrière de la fosse, traversant la foule (ce ne sont pas les premiers à le faire, loin de là, mais ça a toujours son petit effet), accompagné par une fanfare de cuivres sortie d’on ne sait où. Et la foule de scander sans se faire prier, pour la deuxième fois de la soirée, le refrain de Barbès. Et une fois sur scène, soutenu juste par la foule, par les percus et par les cuivres, c'était reparti. C’était magnifique.

Alors, non, au final, ce ne fut pas un grand concert. Mais ce fut un immense plaisir. Le sentiment de remonter le temps. Un peu. Pour le meilleur, pas pour le pire. On était là il y a vingt ans. On était là hier soir. Et je ne vois vraiment pas pourquoi je bouderai mon plaisir la prochaine fois. Alors, one more time, "FFF est dans la place !".

 

 

 

Le concert de la Cigale est visible dans son intégralité sur le site d'Arte : http://concert.arte.tv/fr/fff-de-retour-la-cigale

 

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 09:00

Prix « Marco Ferreri » de la métaphore culinaire la plus fine :

Les huitres de La vie d’Adèle

Prix « Rika Zaraï » de la métaphore médicale la plus délicate :

Le lavement dans Les garçons et Guillaume, à table !

Prix « Babe le cochon » de la métaphore animalière la plus raffinée :

La queue de cheval (qui n'a rien de capillaire) de l’amant d’un soir dans Les garçons et Guillaume, à table !

Mention « Merci, à plus ! » du caméo le plus inutile :

Reda Kateb dans Les garçons et Guillaume, à table !

Mention « T’as perdu un pari ? » du caméo le plus embarrassant :

Diane Kruger dans Les garçons et Guillaume, à table !

Meilleur caméo :

Michael Cera dans This is the End ex-aequo avec Jonah Hill dans Django Unchained

Pires seconds rôles :

Les deux couples de parents dans La vie d’Adèle

Parenthèse la plus fascinante :

Le voyage cauchemardesque jusqu’à et depuis Chigago, aux côtés de John Goodman, dans Inside Llewyn Davies

Chanson de l’année :

Please Mister Kennedy dans Inside Llewyn Davies

Prix « Kleenex » de la révélation de l’année :

La morve d’Adèle Exarchopoulos dans La vie d’Adèle

Prix de l’autodérision :

James Franco dans This is the End

Prix du contre-emploi :

Michael Cera dans This is the End ex-aequo avec Niels Arestup dans Quai d’Orsay

Meilleurs costumes :

L’inconnu du lac d’Alain Guiraudie

Meilleure scénographie :

L’inconnu du lac

Meilleur lac :

L’inconnu du lac

Meilleure moustache :

Christophe Paou dans L'inconnu du lac

Meilleure utilisation d’une chanson de Bruce Springsteen :

Dancing in the Dark dans The Promised Land

Prix « Mathew McConaughey » du meilleur agent :

Celui de Sandra Bullock revenue d’on ne sait où pour Gravity (et dans une moindre mesure dans Les flingueuses)

McClane d’argent (d’argent, oui, faut pas pousser) du film d’action qu’on n’attendait pas :

White House Down

T-1000 de bronze du film qui a quinze ans de retard :

Evasion, pour le face-à-face dont on rêvait depuis longtemps mais dont les pathétiques pitreries d’Expandables avaient asséché l’envie.

Meilleur twist de 2013 (enfin, de 1998, je veux dire) :

Dans Evasion, Stallone sort de la prison qu’il imagine souterraine pour se rendre compte qu’elle se trouve en fait... dans les tréfonds d’un cargo, en pleine mer.

Non-événement 2013 :

Stallone vs Schwarzennegger dans Evasion. Direct à l’UGC Orient-Express, c’est dire !

Méchant le plus fadasse :

Leonardo di Caprio dans Django Unchained

Méchant le plus charismatique :

Jim Caviezel dans Evasion

Prix « Kurgan » du bad guy le plus barré :

Sharlto Copley dans Elysium

Prix « Antoine Doinel » du pire regard caméra :

Le singe capucin à la fin d’Amazonia (j’en suis encore tout retourné !)

Prix « Rubik's Cube » du film le plus ludique :

Passion ex-aequo avec Cloud Atlas

Split Screen à effet différé dont la portée et l’intelligence défoncent tout :

Dans Passion évidemment...

Prix « Envoyé spécial » du meilleur film-expérience :

La bataille de Solférino

Cubi « Gérard Depardieu » du meilleur rôle de Vincent Macaigne en 2013 :

Vincent Macaigne (pas McCaigne, bordel !) dans La bataille de Solférino

Meilleur personnage secondaire :

Le docteur Placenta dans La fille du 14 juillet

Meilleur jeune espoir masculin :

Serge Trinquecoste dans La fille du 14 juillet. Ben ouais, quoi !

Meilleur raccord :

Le claquant « Soirée diapos ! » du docteur Placenta suivi par ce plan où il repeint, complètement hystérique, le mur du salon en blanc (La fille du 14 juillet)

Prix « Gaspar Noé » du film le plus con de l’année :

Only God Forgives. À moins que ce soit Springbreakers. À moins que ce soit Pacific Rim.

Film le plus nul de l’année. Tout simplement :

Renoir

Meilleur acteur, pourtant nul, dans un film nul :

Vincent Rottiers ex-aequo avec Michel Bouquet dans Renoir

Meilleur climax :

La poignée d’épisodes ou Hank sait que c’est Walter qui sait que Hank sait (Breaking Bad, saison 5). Dommage, il y a eu encore deux ternes épisodes après ça.

Meilleur feuilleton de l’année :

Abdellatif Kechiche vs ses actrices

Meilleure promo de l’année :

Abdellatif Kechiche vs ses actrices

Meilleure réplique de l’année :

« Selon moi, ce film ne devrait pas sortir, il a été trop sali » (Abdellatif Kechiche dans Télérama).

Prix « Reset » du film qui, mine de rien, invente du neuf :

Gravity pour sa mise en scène pas parfaite, non, mais souvent sidérante.

Prix « Entre gris clair et gris foncé » du film qui ravale faux-cul sa noirceur auto-proclamée tellement il est pas foutu de se prendre jusqu’au bout pour Seven ou pour Mystic River :

Prisoners

Prix « Funny People » du film le plus volontairement antipathique :

40 ans mode d’emploi

Prix « Gérard Majax » du chouette film sur lequel on n’aurait pas misé un euro :

Le monde fantastique d’Oz

Prix WTF :

Pacific Rim

Prix « Freddie Mercury » du kitsch et du mauvais goût :

Man of Steel

Malentendu 2013 :

« Gravity est un chef-d’œuvre »

Prix « papier peint » 2013 :

The Grandmaster

Prix « Incident technique » (sponsorisé par la SNCF) du long tunnel d’ennui :

The Snowpiercer

Accident industriel 2013 :

Les fauteuils de la grande salle du Louxor

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 16:11

Meilleur album de l’année que tout le monde aime mais, tant pis, moi aussi ! :

Reflektor d’Arcade Fire

Disque le plus addictif de l’année, celui qu’on a réellement « écouté en boucle » :

Reflektor d’Arcade Fire

Le morceau qui nous a terrassé, celui qu’on a réellement « écouté en boucle » :

It’s Never Over (Oh Orpheus) sur Reflektor d’Arcade Fire

Plus beau "featuring" :

Giorgio Moroder sur Giorgio by Moroder de Daft Punk et David Bowie sur Reflektor d'Arcade Fire

Plus belle surprise de début 2013 :

Le retour d’un David Bowie qu’on n’attendait plus

Meilleure blague de fin d’année :

Michel Polnareff en studio et annonçant, pour la énième fois, un nouvel album, pour fin 2014 cette fois

Meilleur concert vu de loin :

Bruce Springsteen & the E Street Band au Stade de France

Meilleur concert vu de près :

Franz Ferdinand, à 4 mètres à peine, au Silencio

Meilleur « dream team » du disque pour enfants :

Julien Baer et Philippe Katerine pour Milanimo

Prix « Pascal Nègre » de la pochette tellement hideuse qu’elle incite au téléchargement illégal :

Mosquito des Yeah Yeah Yeahs

Prix « Retour du vinyle TM» de la pochette tellement belle que tu ne la veux qu’en grand format :

Antiphon de Midlake

Meilleur clip de l’année :

Right Action de Jonas Odell pour Franz Ferdinand

Meilleur disque français sorti le 18 novembre 2013 :

Etienne Daho, Detroit ou Vincent Delerm, le jury n’a pas encore tranché, mais probablement Daho.

Meilleure réédition :

L’intégrale du Beta Band en 6 CD (dont deux d’inédits live)

Prix « Guillaume Gallienne » du disque tellement irritant que tu ne comprends pas l’enthousiasme général :

Asaf Avidan, Different Pulses

Prix de la meilleure Face A :

The Arctic Monkeys, A.M.

Prix « Jubilation » :

Paul Williams chez Daft Punk

Tube de l’année :

Get Lucky (Daft Punk)... "What else..."

Prix « Vincent Delerm » du titre en name-droping :

Platini de Julien Doré

Meilleur disque pour faire la vaisselle :

Random Access Memory (Daft Punk)

Meilleur disque pour passer l’aspirateur :

Random Access Memory (Daft Punk)

Meilleur disque pour étendre le linge :

Random Access Memory (Daft Punk)

Meilleur album du label Domino :

Bill Ryder Jones, A Bad Wind Blows in my Heart

Prix « Tôt ou tard » du meilleur disque de 2012 découvert en 2013 :

Barbara Carlotti, L'amour, l'argent, le vent

Prix « Hibernatus » du meilleur album de 1973 sorti avec quarante ans de retard :

Fanfare de Jonathan Wilson

 

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 14:23

Le chanteur s’arrête net au milieu du morceau, les autres – la rythmique – poursuivent. Lui fixe les deux types qui, depuis quelques secondes, parlent bien trop fort, lui tournent le dos et se filent de conviviales bourrades au premier rang. Il les regarde, eux ne le voient pas. Il fait chaud, on est serré. Moment suspendu. « Hé les mecs !... Hé les mecs ! ». Ils se retournent. Leurs sourires insouciants se figent. « Si vous voulez discutez, pas de problème mais vous ne le faites pas juste devant moi. ». Il ne plaisante pas. C'est le deuxième concert ce soir, c'est peut-être pour ça. Gêne des deux interpellés. Les sourires s'estompent. Le temps s'arrête mais cela ne dure que quelques secondes. Regard noir insistant, fixe, autoritaire, à peine effacé, enfin, par un demi-sourire crispé désamorçant la tension et réenclenchant la machine à tubes. C’était hier soir au Silencio, 1h10 durant, à quatre ou cinq mètres d’Alex Kapranos. Et ce sentiment qu’en toutes circonstances, les Franz Ferdinand restent super classes.

 

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