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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 22:06

Trois bootlegs mêlant funk et rock pour bien commencer la semaine...

DJ Zebra : "Hierarchi-li peppers"
(Stupeflip vs. Red Hot Chili Peppers)

DJ Moule : Papa was a Chemical
(Temptations vs Chemical Brothers vs RATM)

DJ Moule : No Fun, No Funk
(Stooges vs Africa Bambaata featuring Van Halen & James Brown)

 

http://djzebra.free.fr/

http://www.djmoule.com/

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 21:32

Miossec : La facture d’électricité

Léo Ferré : Les anarchistes

The Clash : London Calling

Bruce Springsteen : The Ghost of Tom Joad


Lucas Belvaux (réalisateur et acteur de La raison du plus faible, 2006)


Dans cette nouvelle rubrique, il s'agit, vous l'avez compris, d'imaginer des morceaux associés à un réalisateur, à un acteur, à un film... Vos suggestions sont les bienvenues...
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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 13:32

AVATARS (suite et fin)

(Texte initialement publié sur le site Objectif Cinéma)

Tandis qu’en 1997 les Spice Girls - « groupe de filles » formé sur casting - règnent sans partage sur les hit-parades, Kylie Minogue enregistre l’album Impossible Princess avec l’envie d’en découdre et de casser sa lisse image de chanteuse « teenage » modelée depuis 1987 par l’écurie de songwriters londoniens Stock, Aitken & Waterman. Après l’écœurante pop synthétique de ses débuts, la voici donc, en 1997 - à 29 ans - qui injecte à son nouvel album guitares électriques, infrabasses et rythmiques techno héritées de la culture « rave ». Ce virage, il faut l’envisager dans la lignée de l’enregistrement, un an plus tôt, du duo funèbre Where the Wild Roses Grow sur l’album Murder Ballads de Nick Cave and the Bad Seeds. Pourtant, l’heure n’est pas encore à la « Kylie-mania » qui prendra son essor au début du 21e siècle puisque l’album Impossible Princess fut un échec. Le clip de Did it Again, où la chanteuse australienne se moquait de la concurrence du groupe anglais, vint sans doute un peu trop tôt mais demeure pourtant l’un de ses meilleurs.

À l’instar de Come into my World réalisé par Michel Gondry en 2003, Did it Again saisit la chanteuse dans sa singularité, dans son artificialité même, tel un petit précis maniériste sur l’image de la vedette pop protéiforme. À l’écran, ce sont quatre Kylie que l’on peut voir, chacune endossant une personnalité, une attitude particulière. Chacune est présentée clairement, chacune porte un surnom facilitant l’identification. « Sex Kylie », qui ouvre le bal, est vêtue d’une très courte robe bleue fendue. Ses cheveux blonds détachés lui tombe sur les yeux sans parvenir à dissimuler sa moue dédaigneuse. Outrageusement maquillée (lèvres d’un rouge éclatant, yeux cernés de noir), on pense à une Kylie tombée dans le chaudron grunge, à une Courney Love édulcorée. Arrive ensuite « Cute Kylie », cheveux tirés en arrière et queue de cheval. Dans son mini-short mauve, celle-ci, souriante et agaçante, évoque la gentille Kylie ado des années 80. « Indie Kylie », front dégagé, cheveux attachés, habillée de façon assez stricte marque justement l’écart très net avec l’adolescence et la futilité. Ouvertement adulte, assez stricte dans sa combinaison rouge, c’est une Kylie moins sexy qu’à l’accoutumée, annonçant peut-être une volonté littérale de changer de cap musical. « Dance Kylie », la dernière, comme son surnom l’indique, serait la Kylie hédoniste. Cheveux roux bouclés, cette fois-ci. Très sexuée, elle porte une robe rose moulante à la coupe asymétrique. Notons que c’est la dernière à arriver et que son identité n’est précisée qu’à la deuxième occurrence du refrain, comme s’il fallait voir en elle la vraie Kylie de Did it Again...

À la même période, donc, les Spice Girls, « goupe-produit » pour pré-adolescentes en mal d’identification, préfigurent les formations conçues sur casting dont la télé-réalité fera bientôt son miel. Cinq anglaises, pas particulièrement belles, mais toutes extrêmement typées, chacune jouant un rôle prédéfini dont elles ne sortiront jamais : la baby-doll (Baby Spice), la sportive carrément « mec » (Sporty Spice), la bourgeoise snob (Posh Spice), la métisse inquiétante (Scary Spice), la bimbo (Ginger Spice). Quand les éphémères Spice Girls se divisaient par cinq pour régner, Kylie Minogue choisit d’incarner dans son clip la diversité du groupe de filles à elle toute seule - mais aussi sa propre schizophrénie entre penchants « rock » et approche « dance » plus commerciale. Annonçant le clip de Gondry, Did it Again fait ainsi, déjà, de la démultiplication de Kylie - et de sa dualité - son programme. Mais là où c’est une même Kylie qui se dédouble dans Come Into my World (seul son environnement s’y dérègle), c’est, là, à quatre incarnations différentes d’une même chanteuse que le téléspectateur est confronté. Alors, où est la vraie Kylie Minogue ? Partout et nulle part sans doute...

Les quatre personnalités présentées dans Did it Again renvoient aux changements d’apparences de la chanteuse au fil de sa carrière. À chaque nouvel album, un nouveau look (cheveux courts frisés pour Fever, look à la Bardot sixities pour Body Language, etc.). Pendant un concert, aussi, il est normal qu’elle change plusieurs fois de tenue, de coiffure, incarnant deux heures durant différents personnages. Le clip de Did it Again annonce déjà tout cela. Le plus curieux, encore, c’est qu’aucune des quatre Kylie du clip ne reprenne le look de la pochette d’Impossible Princess (brune et cheveux très courts)... En ces quatre incarnations, c’est déjà toute la superficialité de la chanteuse Kylie qui transparaît, son aptitude surtout à épouser les looks, les tendances et les modes.

Je parlais, à propos de Come Into my World, du détour qu’on pouvait faire par le cinéma de Harold Ramis (voir ici). C’est aussi - et peut-être encore plus - vrai avec Did it Again puisque le clonage de Kylie s’y passe, comme dans Multiplicity (Mes doubles, ma femme et moi), avec son lot de déconvenues. Si le clonage de la chanteuse s’avère parfait dans Come Into my World, il est dans Did it Again source de problèmes car la duplication ne fonctionne pas. Aux doubles dégénérés de l’inventeur joué par Michael Keaton dans Multiplicity succèdent ici non pas quatre copies mais quatre Kylie potentielles. Chacune est autonome, spécifique, nous ne savons même pas où est l’originale. Est-elle au moins dans le clip ? Pas sûr. Quatre chanteuses, donc, avec chacune sa volonté farouche de prendre le pouvoir, de devenir le nouveau référent de la marque Kylie Minogue. De manière significative, « Cute Kylie » vient d’ailleurs se placer derrière la caméra pour mettre elle-même en scène le moment où elle va s’attaquer à « Sex Kylie ».

Alors que dans Multiplicity, c’était plutôt dans la conquête amoureuse que se situait la rivalité entre les clones et l’original, les quatre pestes de Did it Again se disputent plutôt une image, la meilleure image...

Dans Come Into my World, point de friction entre les différentes Kylie. Les copies se mêlent, se mélangent, indistinctes les unes des autres. Chacune endosse un temps le rôle principal, s’approprie le premier plan (et le « lead vocal ») dans un cadre minuté et facilement circonscrit : le temps d’un couplet. Dans ce clip de Gondry, le principe de boucle fait tourner la « toupie pop » sur elle-même, prisonnière d’un morceau à la structure répétitive ayant valeur de force centrifuge.

Did it Again, malgré son intitulé répétitif, vise plutôt l’explosion et le dérèglement. En cherchant à exclure les intruses, à choisir la meilleure interprète du morceau, il peut aussi être perçu comme un jeu de « télé-réalité » dont l’intitulé aurait pu être : « Qui sera la nouvelle Kylie ? ».

Les Bandes du sous-sol :

http://www.objectif-cinema.com/article.php3?id_article=4326

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 22:29

Mercredi soir à Bercy, deuxième "Nuit parisienne" de Louise Attaque : un mini-festival d'un soir dans un lieu investi par le groupe et ses invités. Il y a un an et demi, c'était le Grand Rex ; il y a deux jours, pour finir la tournée, une salle bien moins magique et bien moins conviviale, divisée en quatre scènes.

Invités des Louise, entre autres, les Violent Femmes de Gordon Gano, les Têtes Raides et, surtout, Herman Düne. Jouant au bout d'un couloir, toutes lumières allumées et sous un panneau "Loges et Parking", le groupe des suédois barbus a pourtant livré le meilleur concert de la soirée. Bien moins lisse que sur disque, Herman Düne est, je le découvrais mercredi, un formidable goupe de scène. De quoi regretter de n'être pas allé les voir à la Cigale au début du mois...

Autre concert singulier - même si, au fil des années, j'aime de moins en moins leurs disques - celui des Têtes Raides. Singulier, surtout parce qu'il eut lieu après celui de Louise Attaque, vers minuit, alors que Bercy s'était au trois quarts dépeuplé (fin du service de métro oblige !). Ce cadre paradoxalement intime seyait parfaitement aux Têtes Raides et apporta à leur concert le caractère imprévu et accidentel qui manqua cruellement à celui, très pro, de Louise Attaque (malgré la présence enthousiasmante au rappel de Gordon Gano et malgré quelques "bootlegs" peu convaincants joués live avec DJ Zebra).  

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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 02:55

Vendredi dernier, Philippe Katerine était l’invité inattendu de l’émission de « prime time » de la Star Academy. Une consécration sans doute et la confirmation d’un malentendu dont il aurait tort de ne pas jouer… Depuis quelques mois, depuis l’étrange succès de Robots après tout, plus rien ne surprend de sa part. Il va chez Cauet, il passe au Zénith en mars 2007, les enfants adorent ses chansons. Bon, admettons… Ceci dit, on s’étonne déjà un peu moins de sa participation à la Star Academy lorsqu’on sait qu’il est sous contrat avec Universal…

Vendredi soir, donc (je me suis renseigné a posteriori), les autres invités avaient pour noms Chimène Badi, Nadiya, Patrick Fiori et Mireille Mathieu, soit un condensé d’horreur contemporaine susceptible de mener à l’implosion suicidaire n’importe quel téléviseur… J’ai vu Katerine et son groupe au moment où j’allumais le mien et, encore une fois, ce fut une bonne surprise. Une vraie prise d’otage. Une grenade dégoupillée. Un groupe incendiaire. Et un lisse candidat – un certain Jean-Charles – tentant d’assurer pour le duo mais faisant bien pâle figure face à un Katerine totalement décomplexé. On se rendit surtout compte qu’il était fondamentalement impossible pour quelqu’un d’autre de chanter de tels textes (surtout ce Louxor, j’adore explicitement con). Si ça passe, c’est parce que Katerine les chante. C’est un ensemble. Sa voix. Sa gestuelle. Sa dérision. Son look.

De plus en plus, les outrances vestimentaires de Katerine, son mauvais goût assumé, rappellent les grandes heures du glam-rock. Sur le plateau pépère de la Star Academy, la formule rock mise en place avec les ex-Little Rabbits il y a désormais un an confinait presque au punk. C’est dire. Sur scène en tout cas – et jusqu’au prochain album – Katerine ne se conjugue plus qu’au pluriel. Et ce n’est plus un chanteur que l'on voit, c’est un groupe énorme. Des musiciens qui, à la fin, lâchent leurs instruments, se barrent sans demander leur reste, pas dupes, alors qu'un sinistre animateur tiré à quatre épingles croyait à son tour pouvoir faire joujou avec eux comme il tournait ses pages de pub (voir ce moment pitoyable, à l’issue de la chanson, où il se piqua lui aussi de « couper le son » et où il fut juste pathétique).

On imagine avec délectation la stupeur de certains téléspectateurs face aux fous furieux maquillés, emperruqués et travestis qui investirent la scène en compagnie de majorettes. Et, en même temps, on se dit aussi, un peu effrayé, que la machine médiatique digère tout, que plus rien ne fait sens, que le public qui applaudissait Nadiyah ou Chimène Badi s'est aussi trémoussé au son de Louxor, j’adore.

Je suis allé faire un tour sur des forums internet liés à la Star Academy par curiosité. Finalement, on y parle beaucoup plus de Katerine que de Mireille Mathieu. Certains ont même été tellement interloqués par cet énergumène qu’ils ne connaissaient pas qu’ils déclarent avoir envie d’écouter ses disques. C’est déjà ça...

 

La prestation de Katerine est visible ici.

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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 22:19

Dans un chouette esprit de réappropriation du support, le dessinateur David Scrima s'est récemment amusé à détourner de vieilles pochettes de 33 tours pour créer des collisions souvent stimulantes en intégrant, au coeur de telle ou telle illustration kitsch, des artistes comme Gainsbourg ou Katerine (voir ci-dessous).

D'autres exemples et, surtout, des centaines de croquis liés à des musiciens, à des chansons ou à des albums aimés sur le site foisonnant du dessinateur mélomane :

http://employe-du-moi.org/journal/edm_rubrique.php3?id_rubrique=210

 

 

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25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 13:41
Une nouvelle sélection de neuf chansons pour alimenter la radio mensuelle de ce blog...
(Lecteur audio dans la colonne de droite...)
 
Playlist du 25 novembre 2006
1) Jeanne Balibar - L'irréparable
2) Small Faces - Tin Soldier
3) Eric B & Rakim - Microphone Fiend
4) Hurleurs - L'épreuve du feu
5) Gus Gus - Ladyshave
6) Sufjan Stevens - Sister Winter
7) Elliott Smith - Angel in the Snow
8) Ella Fitzgerald - Sunshine of Your Love
9) Ike & Tina Turner - Whole Lotta Love
+ Marc Bolan & T-Rex - Liquid Gang (bonus track)

Pour une meilleure lisibilité des morceaux,
cliquer, dans le lecteur audio, sur la loupe qui permet
d'ouvrir une fenêtre consacrée à cette sélection

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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 02:04
Avant de revenir sur Amor Doloroso sorti hier, une captation d'il y a tout juste 20 ans rappelant à quel point l'élément naturel de Jacques Higelin - plus que le studio - demeure la scène.
Morceau-phare des concerts d'alors : Hold Tight...
On regrettera juste l'irruption au deux tiers de la chanson d'un groupe très marqué "eighties" pour préférer à cette version celle, essentielle, jouée simplement au piano sur le triple album Higelin à Mogador en 1981.
 
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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 16:05

A l'heure où sort le formidable premier album solo de Jarvis Cocker, pourquoi ne pas redécouvrir le clip du non moins formidable This is Hardcore de Pulp, réalisé par Doug Nichol en 1998 ?

Si les professionnels du clip ont du mal, généralement, à dissimuler leurs complexes par rapport au septième art, la fascination pour le cinéma hollywodien de l'âge d'or est ici totalement assumée. Mais quand Jarvis se fait son cinéma, ça n'est jamais très classique...

On se souvient du mauvais clip qu'avait réalisé David Lynch pour Chris Isaak (Wicked Game). Or, c'est plutôt derrière celui-ci qu'on l'aurait bien imaginé... Hollywood et Mullholland Drive bien sûr... La fascination avérée pour le mélodrame et le film noir... Puis au détour d'un plan, ne jurerait-on pas voir, dans le Jarvis Cocker titubant au milieu des danseuses, David Bowie apparaissant, tel un fantôme, dans Twin Peaks, Fire Walk With me ?

Twin Peaks, Fire Walk With Me & Mullholland Drive de David Lynch
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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 22:40

Parlons ce soir d'une chose parfaitement futile.

Le baladeur numérique a introduit une part d'aléatoire, une dimension ludique dans les trajets quotidiens de nombre d'entre nous. Certains matins, on ne sait pas trop quoi écouter. Rien de précis. On a surtout envie d'être surpris, de redécouvrir peut-être des morceaux oubliés ou trop rapidement numérisés. La fonction "lecture aléatoire", permettant de déambuler au hasard de quelques milliers de titres, vient alors nous sauver. Cette fonction a, en outre, le mérite de permettre, parfois, un ménage salutaire ou de nous stimuler au gré d'associations hasardeuses se révélant incroyablement pertinentes (ça arrive même souvent...). Toutefois, n'oublions pas la plus grande vertu de la "lecture aléatoire" : fournir un entraînement idéal pour les "blind-tests" entre potes. Rien que pour ça, partir travailler le matin deviendrait presque un plaisir...

Mardi 15 novembre au matin, j'ai donc eu droit aux morceaux suivants :

PJ Harvey - A Perfect Day Elise  /  Big Soul - 2000 BC  /  Sonic Youth - Bull in the Heather  /  Polar - Au verso de ce monde  /  Noir Désir - A l'arrière des taxis (live)  /  Sufjan Stevens - John Wayne Gacy Jr  /  The Kinks - David Watts  /  Cream - Anyone for Tennis

A suivre...

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    Cela pourrait être une face B pour Sillons... Ou une suite.