Mercredi 25 avril 2007

Drôle de hasard... Deux soirées consécutives passées au Grand Rex...

Le premier soir, lundi, Lalo Schifrin dirigeait 70 musiciens pour revisiter ses compositions légendaires pour des films ou des séries comme Bullitt, Mission : Impossible, Mannix, Dirty Harry, Opération Dragon...

Puis le lendemain - alors que la journée de travail n'a ressemblé qu'à une longue parenthèse - la même scène n'accueille plus que trois musiciens maîtres d'un groove aussi efficace que celui du compositeur argentin la veille : le John Butler Trio était au Grand Rex hier soir et c'est un euphémisme de dire que cela fut particulièrement impressionnant.

 

Friandises :

- Le générique de Bullitt

- La séquence d'ouverture de L'inspecteur Harry

- Funky Tonight, le dernier clip du John Butler Trio

par Ska publié dans : Instantanés
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Mardi 24 avril 2007

C'était avant le fumeux "retour du rock" que l'on nous vend depuis les Strokes et les Libertines... Le John Spencer Blues Explosion en live et en clip... Ce serait donc ça le rock'n'roll ?

 

par Ska publié dans : Playlist Vidéo - Raretés, curiosités, etc.
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Mardi 17 avril 2007

Sur des blogs voisins, ça et , des playlists électorales fleurissent. L'idée me trottait aussi dans la tête depuis un moment. A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, il est plus que temps. Je m'en tiendrai ici aux chansons françaises et à une sélection affective et partiale, mais vos suggestions et commentaires sont les bienvenus... Pour chaque morceau, un lien vidéo ou audio permettra, le cas échéant, de se rafraîchir la mémoire.

 

 

 

La ballade des gens qui sont nés quelque part (Georges Brassens)

Qu’il s’agisse de la version originale de Georges Brassens ou de celle de Tarmac, moitié ponctuelle de Louise Attaque, une chanson qu’il fait bon écouter en ces temps où les candidat(e)s ne trouvent rien de mieux à faire que de s'empoigner autour de la notion d’identité nationale…La belle reprise de Tarmac est en écoute ici. Et c'est toujours mieux que La Marseillaise... même en reggae...

Hexagone (Renaud)

On le préférait avant qu’il fasse la chasse aux fumeurs et aux « bobos », quand il chantait Les charognards et qu'il ne mélangeait pas tout comme il le fit récemment sur le titre Elle est facho (une copie actualisée et ratée de Socialiste).

Hexagone, titre salutaire du Renaud première époque, récemment repris sur scène par les Têtes Raides, ce serait un peu la version « énervée » de La ballade des gens qui sont nés quelque part. D’ailleurs, Renaud a consacré l’un de ses meilleurs disques à des reprises de Brassens…

Poulailler’s Song (Alain Souchon)

Avec ses airs de ne pas y toucher, Souchon sait se faire engagé. Dès ses débuts avec ce Poulailler’s Song sarcastique. Plus tard avec C’est déjà ça. Et puis il a consacré une chanson à Arlette Laguiller. On peut ne pas être convaincu par son approche (L.O. envisagé juste comme un truc gentiment folklorique), mais il y a une indéniable constance dans ses idées. Pensons même à ce soleil qui « donne la même couleur aux gens » chanté par son complice Voulzy…

 

Du sépia plein les doigts (Vincent Delerm)

De Souchon à Delerm, les parentés ont souvent été pointées. Du sépia plein les doigts fait un peu écho à la verve du Souchon de Poulailler’s Song. Certes, Vincent Delerm en irrite beaucoup, mais cette chanson – de loin la meilleure de son dernier album – tape avec justesse sur une tendance avérée, depuis quelques années, à l’exaltation d’un patrimoine pré-pompidolien. Que Simone Veil citée ici soutienne désormais l’ennemi public numéro 1 ne peut que nous attrister.

L’iditenté (Têtes Raides)

Cette chanson, elle fut enregistrée avec Bertrand Cantat au moment où les Têtes Raides décidaient clairement de retourner vers le rock de leurs débuts. Bel hymne rageur à un Paris métissé, cette chanson s’est imposée dès sa première écoute comme l’une de celles qui m’accompagneraient très longtemps.

Barbès (FFF) 

FFF fut un très grand groupe, une machine scénique exténuante, un groupe qui aurait pu devenir une sorte d’équivalent frenchy de Rage Against the Machine. Sur leur troisième album, le dernier avant la chute d’un ultime disque indigne, figurait ce Barbès au riff entêtant. Cette déflagration d’amour aux quartiers populaires, j’aimais la faire tourner à fond quand j’habitais dans le 18e arrondissement…

Sinon, Barbès a eu son groupe (L’Orchestre National de Barbès) et fut aussi évoqué dans les années 70 dans quelques chansons remarquables d'Yves Simon (Les héros de Barbès, Paris 75, Africain)

 

Un jour en France (Noir Désir)

Que dire sinon qu’en 2007 Noir Désir manque plus que jamais…

Le bruit et l’odeur (Zebda)

La version radio de ce titre était diffusée sans le triste discours que Chirac tint à Orléans en 1991 et qui était pourtant placé à l’entame de la version présente sur l’album. Grand groupe citoyen, Zebda consacra sur le même disque un titre au leader du FN (La bête). Ceci dit, pour le groupe toulousain, de Double peine au Pont du Carroussel en passant par Tout semble si ou Arabadub (à écouter ici), on avait l’embarras du choix. Comme Noir Désir, Zebda manque… Mais Magyd Cherfi vient tout juste de sortir un nouvel album…

 

Voilà, voilà (Rachid Taha)

Sa reprise ironique du Douce France de Trénet avec son groupe Carte de séjour avait fait grincer bien des dents dans les années 80. Depuis, Taha a mis un peu d'eau dans son vin en privilégiant la musique (excellente toujours) ou le retour à ses racines plutôt que les textes ouvertement politiques tel ce cinglant Voilà, voilà... Et dire que Faudel, qui s’illustra avec lui et Khaled, dans le fameux concert « 1, 2, 3 Soleil » soutient aujourd’hui officiellement Sarkozy… Enfin, Faudel, je n’ai jamais aimé. C’est moins triste que Bernie Bonvoisin, chanteur « antisocial » de Trust qui soutient Bayrou…

Porcherie (Berurier noir)

A force, avec sa coda « La jeunesse emmmerde le Front National », on ne sait plus si c’est une chanson de manif ou un vrai morceau… Les Berus eux-mêmes s’y sont perdus puisque dans ce concert récent capté aux Transmusicales de Rennes, ils intègrent au morceau quelques slogans bien connus…

Salut à toi (Berurier noir)

C’est tout simple. Et on ne s’en lasse pas.

Ronde de nuit (Mano Negra)

C’était il y a longtemps. Le Maire de Paris d’alors n’était pas encore Président de la République. Et pourtant, quelque chose me dit que l’écho de cette chanson on n’a pas fini de l’entendre ces prochaines années…

Les p’tits papiers (Rodolphe Burger)

Le détournement malin d’une chanson de Gainsbourg devenue sous les doigts de Burger un hymne pour la régularisation des sans-papiers. Le morceau avait d’abord été chanté lors d’un concert de soutien au GISTI (groupement d’information et de soutien des immigrés) par Burger et quelques autres (Noir Désir, Jeanne Balibar, Blankass, etc.).

 

Gibraltar (Abd Al Malik)

C’est grâce à ce titre que j’ai acheté son album. Que je ne trouve pas tout à fait à la hauteur. Mais à un tel niveau, on peut lui pardonner. Surtout quand on regarde cette impressionnante prestation live.

La mélancolie (Miossec)

Le Brestois a le sens de la formule. Le dernier couplet de la chanson est à tomber par terre. Et je me souviens de l’avoir vu - peut-être pour la première fois - à la Fête de l’Humanité, reprenant, narquois, La fille à qui je pense de Johnny Hallyday. Oui, Johnny, celui qui soutenait alors Chirac, qui est toujours loin d'être communiste, et qui aujourd’hui se prépare à « allumer le feu » pour son copain de Neuilly…

La facture d’électricité (Miossec)

Une chanson plus parlante que mille reportages pour dire la détresse du chômage et de la précarité (« Ne me secoue surtout pas car je suis plein de larmes »).

On était tellement de gauche (Miossec)

Une autre aurait appelé ça « Génération désenchantée ». Miossec dresse, sur son deuxième album, un constat assez noir au terme de deux septennats mitterrandiens mais laisse in fine entrevoir une lueur d’espoir ("et quand vous apprenez un jour par la poste que de vous / de vous on ne veut plus / vous repensez alors au cocktail molotov / ça ne serait pas arrivé si on s'était battu /mais c'est trop tard pour rechausser les idées qu'on croyait perdues / c'est désormais bon pour les gosses / allez les enfants / foutez le raffut")…

 

Mon père était tellement de gauche (Les Fatals Picards)

Sans doute le titre est-il un hommage à celui de Miossec. La chanson est drôle, certes, mais à quelques jours du premier tour, étrangement, elle ne me fait plus autant rire…

 

par Ska publié dans : Bande son
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Mercredi 11 avril 2007

On doit à Henry Mancini deux chansons parfaites, deux merveilles pop enregistrées pour deux films de Blake Edwards, à sept ans d'intervalle. La première, l'insurpassable Moon River est interprétée par Audrey Hepburn dans Diamants sur canapé (1961). La seconde, Nothing to Lose, chantée par Claudine Longet, offre l'un des rares moments de répit dans le déroulement de The Party, le chef-d'oeuvre du cinéaste sorti en 1968. Les deux chansons - et les deux scènes en question - ont beaucoup à voir l'une avec l'autre. Dans les deux cas, une pause dans le récit, l'actrice qui, le temps d'une séquence enchantée, s'impose en chanteuse s'accompagnant d'une simple guitare (Claudine Longet enregistrera ensuite quelques disques estimables et de très chouettes reprises).

Spectateur, le personnage masculin est, dans les deux scènes, en retrait. C'est un observateur lointain (George Peppard dans Diamants sur canapé). Ou alors il voudrait l'être mais ne peut se faire oublier (Peter Sellers dans The Party). Si la scène de Diamants sur canapé délaisse assez vite Peppard pour se concentrer sur la chanson et sur son interpète, il ne peut en être de même dans The Party, un film dans lequel rien ne peut se dérouler sans que le personnage interprété par Peter Sellers ne vienne perturber la situation. Même écouter Nothing to Lose tranquillement, c'est impossible. Aucun respect, vraiment ! Alors qu'Audrey Hepburn chantait Moon River pour elle-même sans soupçonner la présence de son voisin, Claudine Longet est ici consciente de l'irruption de cet acteur indien gaffeur invité par mégarde à une réception dans une luxueuse villa hollywoodienne. Pourtant, elle s'en accommode, elle échange même quelques regards avec lui. Si le dispositif s'apparente alors à une reprise ouvertement grotesque et détournée de la la jolie scène de Diamants sur canapé, la chanson demeure - malgré les interférences burlesques - d'une délicatesse rare. Moins connue que Moon River, Nothing to Lose est assurément l'une des plus belles qu'ait composé Mancini.

 

 

 

par Ska publié dans : Playlist Vidéo - Raretés, curiosités, etc.
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Vendredi 6 avril 2007
Alors, Mika en concert, c'est comment ?
Parce que c'est bien beau de vendre plein de disques, d'irriter autant que l'on séduit. Mais que vaut donc Mika au-delà d'un album surproduit dans lequel s'invitent des influences aussi glams que celles de Queen, d'Elton John, de Georges Michael ou des Scissor Sisters...
Disons que c'est agréable, sucré et très fugace... Les instruments débranchés, il n'en reste pas grand chose, sinon une petite heure régressive assez plaisante.
Mika, c'est comme une bulle de savon ou comme un chewing-gum à la fraise. Au début, c'est joli, ça a du goût. Puis, ça éclate, ça perd de sa saveur... Mais sur le moment, ouais, soyons honnête, c'est chouette. Un peu comme Le Come-Back, la gentille comédie romantique de Mark Lawrence sortie ces jours-ci, où Hugh Grant joue avec délectation le chanteur « has been » d’un groupe eighties inspiré par Wham...
Avant le concert de mercredi soir, dans un Trabendo plein à craquer, le ton - enfantin et un brin « camp » - est donné avec des jeunes femmes en robes rose bonbon qui distribuent des sucettes à tout le monde. Sympa. Et une odeur écœurante et sucrée d'envahir la salle de concert pour la soirée.
Et Mika ? Eh bien, Mika a de quoi rendre jaloux tous les garçons : il chante bien, il est mignon, extrêmement charismatique et en plus il parle très bien le français. Ce qui, quand on se produit à Paris, suffit généralement à mettre le public dans sa poche. Ajoutons-y, de manière apparemment improvisée, le premier couplet des Champs-Elysées de Joe Dassin, et, en ces temps de questionnements identitaires nationaux (beurk !), vous pensez bien que les fans français se sentirent fort flattés par cette attention. Plus intéressante – mais quand même pas très risquée – fut sa reprise du Everybody's Talkin' de Harry Nilsson (oui, la chanson de Macadam Cowboy !), pourtant pas appréciée à sa juste valeur par un auditoire qui n'avait pas l'air, dans sa majorité, de la connaître.
Quant aux chansons de Mika, elles passent bien (Love Today notamment), mais certaines, sans les cordes et sans les cuivres (ici, c’était une formation très classique de quatre musiciens – guitariste-choriste, bassiste, clavier et batteuse – qui accompagnait un Mika aussi à l’aise au pied de micro qu’au piano), sont un peu moins affriolantes en live que sur disque. Mais ça fonctionne. Indéniablement. Et le public fut très réceptif, complètement acquis au charme et à l'énergie du chanteur. Bémol : le concert dura à peine une heure et les versions restèrent un peu trop fidèles à celles de l'album. Grace Kelly (un morceau décidément énorme dont il chanta le premier couplet en français) et Lollipop au rappel pour finir (avec les musiciens et le chanteur déguisés en peluches géantes), c'était prévisible mais assez jouissif quand même...
Quelques jours à peine après le concert tout aussi pop de I'm From Barcelona, je peux dire tout de même que je préfère le côté foutoir du groupe suédois au professionnalisme de Mika.
Que vous dire d'autre ? Que la pénible Diam's, qui était à un mètre de moi, a donc meilleur goût qu'on pourrait le penser, mais surtout qu'elle bouge aussi mal dans l'obscurité d'une fosse que face aux caméras de télévision...
Sinon, si vous voulez vous rattrapez et pouvoir dire que vous l'avez vu dans une petite salle avant que ce garçon ait autant de succès que Robbie Williams, Mika passe à l'Olympia au mois de juin.

par Ska publié dans : Instantanés
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Dimanche 1 avril 2007

Dans trois semaines, premier tour de de l'élection présidentielle... Quand on voudrait nous faire croire que la Gare du Nord est devenue un passage redouté par des milliers de franciliens, quand on se dispute à qui mieux-mieux drapeau et "identité nationale", j'ai eu comme une envie de réécouter L'iditenté des Têtes Raides... Un réflexe de défense sans doute...

 


par Ska publié dans : Playlist Vidéo - Raretés, curiosités, etc.
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Mardi 27 mars 2007

I'm From Barcelona sur scène, c'est assez impressionnant puisque c'est déjà une bonne vingtaine de personnes (qui font accessoirement roadies), des cuivres, des choristes et divers musiciens/chanteurs sous la houlette d'un leader n'hésitant pas à mettre en pratique le stage-diving dès Tree House, le premier morceau du concert. Avec leurs airs gentiment pop, je ne m'attendais pas à un tel spectacle. Aucun temps mort. Des ballons, des confettis, une ambiance de fête et chaque morceau d'un unique album repris par la foule comme un hymne en puissance. Au bout d'une petite heure, surprise, la Cigale se transforme en dancefloor, le collectif suédois balançant, après une très discutable version remixée de leur tube We're From Barcelona, une demie-heure de house faite maison dressant le lien inattendu entre l'hédonisme sixties dont ils s'inspirent ouvertement et celui des années 90. I'm From Barcelona ? Non, c'était plutôt devenu "I'm from Ibiza" et, par moments, ça aurait presque consolé de ne pas avoir eu de places pour Daft Punk à Bercy en juin. Etrange fin de concert en tout cas, où tout le monde, sur scène ou dans la salle, dansait dans une chouette communion festive...

par Ska publié dans : Instantanés
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Samedi 24 mars 2007

Une nouvelle sélection de neuf chansons pour alimenter la radio mensuelle de ce blog...

(Lecteur audio dans la colonne de droite...)

Pour faire suite à la sélection du mois dernier (voir ici) - et parce que le sujet se prêtait à bien d'autres exemples - neuf morceaux à nouveau relié par le refus du chant, par le parti-pris du "parler chanter". Ramener en avant le texte dans sa frontalité, ne pas oublier la musicalité, les arrangements, rapprocher plus ou moins directement le rock (ou la chanson) de la littérature... Bonne écoute !

1) Luke - Dimanche de vote

2) Philippe Poirier - Qui donne les coups

3) Taxi Girl - Paris

4) Marianne Faithfull - Sex With Strangers

5) Léo Ferré - Le chien

6) Kat Onoma - La chambre

7) AS Dragon - Un hémisphère dans une chevelure

8) Jacques Higelin - Tiens, j'ai dit tiens

9) Georges Moustaki - Déclaration 

 

Bonus tracks : les 10 morceaux du mois dernier

10) Air & Alessandro Baricco - Bird 11) Avril - Be Yourself  12) Serge Teyssot-Gay - Les gens d'ici  13) Diabologum - La Maman et la Putain  14) The Little Rabbits - Yeah ! 15) Katerine - J'ai 30 ans  16) Florent Marchet - J'ai 35 ans  17) Fred Poulet - Ca alors  18) Lydie Salvayre, Serge Teyssot-Gay & Marc Sens - Contre (1) - 19) Yves Simon - Raconte-toi

 

 

Pour une meilleure lisibilité des morceaux,
cliquer, dans le lecteur audio, sur la loupe qui permet
d'ouvrir une fenêtre uniquement consacrée à cette sélection

par Ska publié dans : 9 Songs (une radio)
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Samedi 17 mars 2007

Les Who seront à Bercy le 6 juin. Les Who… Enfin ce qu’il en reste, c’est-à-dire Pete Townshend, guitariste et âme du groupe, et Roger Daltrey, son chanteur. Même si l’album décevant paru en novembre dernier (le premier depuis près de 25 ans) n’a fait que deux ou trois petits tours sur ma platine, la perspective de voir enfin le duo entonner quelques hymnes légendaires m’excitait suffisamment pour que je daigne retourner dans une salle que je n’aime guère...

Las ! Ce sera finalement sans moi car voulant prendre un billet pour la fosse, j’ai appris avec stupéfaction qu’il n’y aurait pour ce concert que des places assises. Oui, des places assises pour les Who ! Pas d’alternative. Et Bercy est définitivement trop grand pour se contenter de sièges bon marché (tout est relatif…) au sommet des gradins. Puis entendre les Who chanter Won’t Get Fooled Again sans avoir la liberté de faire des bonds de bonheur, ce serait comme tenter d’organiser un pogo pendant un concert de Vincent Delerm…

Ils chanteront My Generation, c’est sûr. Et on ne reprochera pas à Townshend de ne pas avoir tenu la promesse des paroles écrites il y a quarante ans (« I hope I die before I get old »). Ce serait un procès d’intention particulièrement idiot quand on songe au triste sort des regrettés Keith Moon et John Entwistle, la meilleure section rythmique que le rock ait jamais engendrée. Mais on imagine quel grand écart mental sera le leur lorsque Pete et Roger chanteront ce morceau face à un parterre de sexagénaires confortablement lovés dans les fauteuils en plastique rouge du P.O.P.B…

Their generation…

par Ska publié dans : A suivre...
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Mardi 13 mars 2007

Même si Beck est aujourd'hui moins novateur sur le plan musical qu'à l'époque de Odelay, on peut toujours compter sur lui pour trouver de bonnes idées afin d'agrémenter ses concerts. Il y a eu dernièrement l'utilisation, durant tout un spectacle, de marionnettes singeant en direct le chanteur et chacun de ses musiciens (voir ici). Ainsi, à Rock en Seine, en 2006, le concert débuta avec Devil's Haircut joué par les marionnettes pendant une grosse minute avant que le groupe n'entre en scène et fasse la jonction entre le playback et le live. C'était amusant. Mais surtout le concept fut poussé encore un peu plus loin avec un morceau durant lequel le caméraman filmant le concert était lui-même remplacé par une marionnette (la "puppet cam")...

Jusqu'à l'automne dernier, Beck tournait encore avec les mêmes musiciens que sur la tournée de son avant-dernier album, Guero. Durant les concerts qu'il donna il y a deux ans pour promouvoir ce disque (au Zénith de Paris notamment), ses musiciens ne sortaient pas "backstage" durant le set acoustique que Beck ne se refuse jamais. Non, ils s'attablaient au beau milieu de la scène et se faisaient servir à manger, reprenant des forces alors que le concert était loin d'être terminé. Beck, alors seul à la guitare, se lançait dans des versions dépouillées de The Golden Age ou de One Foot in the Grave... Puis, imperceptiblement, une fois rassasiés, ses musiciens, toujours attablés, se mettaient à l'accompagner avec ce qu'ils avaient sous la main (couverts, verres, etc.), le petit numéro culminant avec la chanson Clap Hands. Pour se faire une idée, voici donc une captation télévisée dudit morceau :

 

Sinon, à défaut de s'enthousiasmer pour The Information, le tout dernier album de Beck, on pourra quand même apprécier la version de Nausea livrée au "David Letterman Show" avec un invité surprise apparaissant pour quelques pas de danse à une minute de la fin...

 

par Ska publié dans : Playlist Vidéo - Raretés, curiosités, etc.
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Movie Remix

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Communiqué

21 juin ... BOUM !

Pas de fête sans musique
Pas de musique sans culture !
Pas de culture sans nous !

R E N D E Z - V O U S

••••••••••••••••••••••••

11h00 à la Pyramide du Louvre et départ de la Caravane

autour d’un concert de TETES RAIDES

12h00 au Cinéma Le Méliès de Montreuil Projections :

« Charlot fait sa cure » de Charlie Chaplin 17’, « Courts Sauvons la culture »… débat autour du cinéma , prise de paroles d’acteurs et des surprises ...

15h00 au Théâtre du Rond Point

avec la présence de Bertrand Tavernier, Josiane Balasko , Guy Bedos ...

18h00 au Centre Commercial GALAXIE Place d’Italie 2

KARINE SAPORTA (danseuse chorégraphe) va investir une partie du lieu avec ses danseurs dans le cadre original du centre commercial ...

Final en fanfare !!!!!

De la musique, des lectures, des projections, de la danse, des performances…

Face au désengagement sans précédent de l’Etat, des artistes du monde de l’art et de la culture, tous domaines confondus, se rassemblent pour faire la fête et affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d’accéder à l’imaginaire et à la pensée, à l’éveil sensible et à l’esprit critique, la nécessité d’une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l’enjeu démocratique.

Le 21 juin, suivez la caravane

La culture, c’est des centaines de métiers, des millions de spectateurs, un patrimoine à entretenir, à transmettre et à construire !

La culture, c’est l’histoire de chacun, l’apprentissage de la différence et de la diversité, la construction de la liberté individuelle au travers d’expériences multiples et polymorphes, individuelles et collectives

La culture fait reculer la peur, l’ignorance et l’exclusion

La culture est préalable à la récolte, elle nécessite de l’attention et de l’opiniâtreté, de la quotidienneté, de l’investissement, du professionnalisme.

Quand l’Etat fixe des critères économiques de résultat à la culture, il renie sa mission d’intérêt général et de service public pour lequel il est élu.

Nous, professionnels de la culture, affirmons que nous ne laisserons pas démanteler notre histoire, notre passion, notre avenir, et que, comme la santé et l’éducation, c’est l’affaire et l’intérêt de tous.

La culture, c’est le relais indéfectible des idées, des luttes et des combats, elle transmet notre imaginaire individuel et collectif, interroge notre société, aide à sa transformation.

La culture nous lie et nous tient.

Ne laissons pas les chacals brouter nos idéals !

Les Têtes Raides

Le Collectif National de l’action culturelle cinématographique et audiovisuelle

Rejoignez la pétition en ligne : www.sauvonslaculture.fr !


 


 


 

Sauvons la culture !
Appel à une mobilisation citoyenne pour l'art et la culture

Face au désengagement sans précédent de l'Etat, des artistes et des acteur(e)s du monde de l'art et de la culture, tous domaines confondus, se sont réunis pour affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d'accéder à l'imaginaire et à la pensée, à l'éveil sensible et à l'esprit critique.

Tous les champs et toutes les disciplines de l'art et de la culture appellent à une mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l'enjeu démocratique.

Emparez-vous de ce texte, signez-le et faites-le signer ici.

Et rendez-vous le mercredi 7 mai pour une grande journée de mobilisation nationale autour du texte, dans tous les lieux d'art et de culture (théâtres, lieux de spectacles et de danse, cinémas publics et privés, lieux d'expositions, lieux d'arts contemporains, lieux de culture multimédia, lieux de musiques, opéras, centres culturels, MJC, foyers ruraux, conservatoires, bibliothèques, médiathèques, universités, écoles, collèges, lycées, musées, écoles d'arts...).



mardi 22 avril 2008


La remise en cause brutale de nombreux financements liés au soutien à la création indépendante, à la démocratisation de l’accès à la culture, à la politique de la ville, à l’éducation, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle artistiques ou encore aux actions internationales, suscite inquiétude, indignation et colère chez tous ceux qui œuvrent au quotidien pour l’art et la culture.

Cinquante ans de politiques culturelles innovantes et audacieuses ont permis la création d’un maillage culturel territorial quasiment unique au monde. Des salles de cinéma, des théâtres, des bibliothèques, des lieux de spectacles et d’expositions, des orchestres, des artistes de toutes formes d’expression artistique (théâtre, danse, musique, cinéma, arts visuels, arts du cirque et de la rue…) qui se déplacent sur tout le territoire, des associations, des festivals et manifestations liés à tous les arts, permettent partout en France, à un vaste public de rencontrer des œuvres, leurs auteurs et interprètes.

Aujourd’hui, cette richesse collective est mise en péril.

« Le budget d’austérité » proposé par notre ministre de la Culture et de la Communication et par le Premier ministre, ainsi que les arbitrages annoncés pour l’année 2008, les perspectives sombres des futurs budgets bientôt triennaux nous alarment à juste titre. La part de la Culture représente déjà moins de 1 % du budget de l’État. Comment accepter que ce chiffre soit encore révisé à la baisse ?

Des dizaines de milliers d’emplois sont concernés. L’existence même de nombreuses actions et structures est menacée. Mais, par-delà l’aspect financier, c’est le renouvellement des talents, l’unité et la solidarité entre générations, le droit à accéder aux langages de l’art, à l’expression et à la création qui sont en danger.

Les collectivités locales, depuis des années, interviennent massivement en faveur de l’art et de la culture. Si elles sont amenées à jouer un rôle plus important, l’État a un rôle à jouer pour garantir l’égalité entre les territoires et assurer la cohérence, la complémentarité et la diversité des politiques publiques pour la création artistique et son appropriation citoyenne.

Nous soutenons que l’État doit affirmer le caractère essentiel de la création, le droit inaliénable pour tout être humain d’accéder à l’imaginaire et à la pensée, à l’éveil sensible et à l’esprit critique par l’art et la culture.

Pour cela, il doit :

- garantir la diversité des créations, tant dans leurs moyens de production que de diffusion, et non les réduire à des produits de consommation culturelle en les livrant à la seule loi du marché ;

- assurer à tout citoyen la rencontre avec des œuvres en accompagnant de manière volontariste l’action et la diffusion culturelles, et en épaulant les artistes et les relais institutionnels et associatifs ;

- maintenir et promouvoir l’éducation artistique dans les programmes de l’Éducation nationale en lien avec le ministère de la Culture et de la Communication. Réconcilier les enfants, à l’école comme à la télévision, avec toutes les formes d’intelligence ; les aider dans les établissements scolaires comme à l’extérieur, à distinguer une œuvre d’un produit ; leur donner le choix des arts dans leurs diversités, en faire une chance et une arme contre les déterminismes et les divisions.

L’État doit contribuer réellement au financement de cette ambition qui fait de la France une exception et lui confère son rayonnement et son attractivité internationale. Nous devons résister à ces bien maigres économies qui causeront de bien grands dégâts (Victor Hugo).

À quelques semaines de la présidence française de l’Union européenne, nous nous devons de relancer le débat national pour le porter ensuite au niveau communautaire.

Rassemblant toutes les disciplines artistiques, nous exigeons que cette question cruciale soit replacée au cœur des préoccupations de notre société.

Aussi appelons-nous à la mobilisation pour une politique culturelle ambitieuse, intelligente et généreuse, à la hauteur de l’enjeu démocratique.



http://sauvonslaculture.fr/

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